Publication du N° 1451 : Contrastes d’une passion…

 

L’afición est une passion qu’on a choisie en connaissance de cause. On sait qu’elle est clivante, en permanence attaquée, et qu’on ne peut pas la partager avec n’importe qui. Mais c’est sans doute pour cela qu’elle ne ressemble à aucune autre et qu’elle nous poursuit tout au long de notre vie. Cette semaine, en quelques heures, on a connu, une fois de plus, le pire et le meilleur de cette si singulière passion.

 

Les vents d’outre-Atlantique nous ont amené la confirmation de ce que nous avancions la semaine dernière. Le conseil municipal de Mexico a voté mardi l’interdiction de toute effusion de sang – piques, banderilles, mise à mort – dans les arènes de la capitale. C’est une initiative du parti Morena, dont est issue l’actuelle présidente de la République mexicaine, et il y a tout à craindre, dans les mois qui viennent, que d’autres attaques de ce genre visent d’autres arènes de ce grand pays taurin. On a beau dire qu’il ne faut pas politiser la tauromachie, les attaques viennent presque toujours du même côté. Elles ciblent cette fois les plus grandes arènes du monde, et parmi les plus importantes derrière Madrid et Séville. Les aficionados doivent être solidaires de leurs homologues mexicains, et engager la lutte par tous les moyens. Il y a trois ans, les arènes de Mexico avaient déjà été fermées par une juge abolitionniste et rouvertes l’an dernier. Rien n’est jamais perdu…

 

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