Sortie de crise : Qu’ai-je vu ? Qu’ai-je aimé ?…
C’est fini.
Le sixième est mort.
Je sors.
D’un autre monde.
D’où viens-je ?
Qu’ai-je vu ?
Qu’ai-je aimé ?
Pourquoi ?
Certaines choses me sont claires.
D’autres me le sont moins.
L’incontestable.
Et l’éventuel se mêlent.
Une idée générale.
Mais aussi du flou.
Des choses réglées.
Et d’autres qui ne le sont pas.
Qu’ai-je vu ?
Qu’ai-je aimé ?
Des questions.
Des doutes.
Et quelques rares certitudes.
S’opposent.
Juan bien avec le second.
Manuel qui n’a pas vu le quatrième ?
Trop piqué le premier.
Mal lidié le sixième ?
Va et vient de oui et non.
Dont la somme.
Ne fera jamais.
Un tout.
Est-ce vraiment moi
Qui était là-bas ?
Ou était-ce un autre.
Un presque inconnu ?
Aurais-je aimé ce muletazo.
Il y a vingt ans ?
Aurais-je hier regardé.
La même chose ?
Qu’ai-je vu ?
Qu’ai-je aimé ?
Mosaïque.
Mal jointée d’observations.
Arlequin.
Mal cousu de sentiments.
Envie d’en parler ?
Peut-être.
Ne rien en dire.
Aussi.
Les mots.
Disent.
Mais pas tout.
Ils n’y suffisent pas.
On dit.
Sans vraiment savoir.
On sait.
Sans vraiment dire.
Complexe.
Inexprimable.
Labyrinthique.
Tout ça.
Je reste ainsi.
La tête.
Sur l’oreiller de sol y sombra.
Du questionnement.
Qu’ai-je vu ?
Qu’ai-je aimé ?
Cherchant une réponse
Que je ne trouve pas.
Dans une introuvable sortie de crise.
Et c’est bien ainsi…
Patrice Quiot