Premièrees écoles taurines en France…
En 1959, Jean Claude Biec a 18 ans, il s’inscrit à l’école Taurine d’Arles (1), une des deux structures avec celle de Béziers dans l’Hexagone. Il débute sa carrière en 1960, quelques années plus tard, il se lie d’amitié avec Alain Briscadieu. Ce dernier sur les conseils des deux chantres de la torería française (Casas et Nimeño I) va créer l’école Taurine Bordelaise, en cet automne 1967, une première du genre dans le Sud-Ouest ! Cosme Saenz viendra épauler le duo Biec -Briscadieu.
Les cours sont assurés par un membre de la diaspora valencienne à Bordeaux, le novillero Eleuterio Moya « Morenito Pinares ». Natif de Guadasuar (2), il a été gravement blessé en 1952, comme beaucoup, la muleta est troquée contre la truelle, il y a une vie après les toros… Il sera professeur « es tauromachie ».
L’entraînement se fait le dimanche matin dans la cour du lycée St-Génies tenu par des religieux. Muletas et Capotes sont usagés, le Carretón est fait maison, l’effectif n’est pas pléthorique. Aux trois de base viendront s’ajouter : Jean Claude Bonnet, Joël Queille, Hugues Donnet, Paul Baquis, José Rodriguez, Yannick Bernadet, plus tard Yves Boileau, François Garcia qui fera une carrière de médecin et écrivain.
En septembre 1968, un nouveau postulant à l’école bordelaise, qui prendra l’apodo « El Girondin » arrive, il sera plus connu sous celui de Zocato : Mr Vincent Bourg !
Dans un second temps, le groupe s’agrandit avec l’arrivée de Juan Cubero, novillero retiré (Cordoue) et ses deux fils Juanito et Miguel (3), les buts ne sont pas les mêmes, le papa veut faire des garçons des « figuras del toreo ». L’autre faction sous la houlette d’Alain Briscadieu « veut promouvoir la tauromachie et créer une aficion bordelaise militante ». Pour rappel, Bordeaux Bouscat, la plaza est fermée depuis 1961. La séparation est inéluctable, la peña taurine La Media Verónica et son école font scission avec la fraction historique (plus de 40 spectacles à son actif depuis sa création) en 1973.
Le terminus symbolique de ce divorce pourrait être ce cartelito de Pamplona ?
Lors d’un repas au restaurant la Campana Gorda à Tolède, j’ai découvert ce document, par ailleurs trofeo máximo pour le repas à bon qualité-prix.
El Kallista
(1) École taurine d’Arles créée le 11 novembre 1950 par Pierre Pouly et Luis Muñoz
(2) Il faisait débuter ses pupilles à Guadasuar (Algemesí) comme le fit le regretté Alfredo Martínez à Cieza (Murcie) pour les novilleros français : José Manrubia, Curro Caro et d’autres…
(3) José Cubero « Joselillo » deviendra « YIYO », le troisième de la fratrie, le plus grand torero né à Bordeaux…
Bibliographie
Dictionnaire Biographique des Toreros Français UBTF 2003
In Toros No 1899 avril 2011 Les planétaires du toro M. Darrieumerlou
Bordeaux capitale tauromachique A. Briscadieu UBTF 2020
Crédits photos : collection personnelle DR
(Communiqué)


