Il y a 45 ans, naissait le cartel de banderilleros…

 

12 janvier 1981 la plaza de Toros de Pueblo Nuevo (ou Hugo Molina) à San Cristóbal au Venezuela, célèbre une corrida.

Au cartel, Esplá, Morenito de Maracay et Christian, accompagnés du rejoneador colombien Óscar Andrés Botero (qui sera exécuté par les hommes de Pablo Escobar en 1989 à Medellín) face à des toros de Bellavista. Les toros ne permettent pas le succès mais le partage des banderilles par les trois toreros est un succès.

Le même cartel est répété le 8 février à Mérida, toujours au Venezuela puis, toujours à Mérida, le 28 du même mois. Ce jour-là, les Toros de Los Arangüez permettent le succès et Christian remporte le prix de la meilleure faena de la feria del Sol en coupant deux oreilles à son second (Vuelta du Toro « Nevado ») .

À l’issue de chaque tiers de banderilles, les trois toreros font la vuelta al ruedo devant un public conquis.

Luis Álvarez, apoderado de Maracay et responsable du marketing de la maison Chopera, flairant la bonne rentabilité et le renouveau de la formule des banderilleros, a l’idée d’importer le fameux cartel en Europe.

C’est à Barcelone, le 24 mai face à des Pablo Romero, que la première affiche sera proposée. Elle sera répétée à 20 reprises dans les plus grandes arènes.

A Madrid, le 31 mai, lors de la confirmation d’alternative de Maracay, les trois toreros font la vuelta à la fin du tiers de banderilles au 6ème. Le public ravi du spectacle en redemande et ovationne à tout rompre le trio.

Cette année-là, Christian fait le paseo à 32 reprises en Europe (+ 3 festivals en Espagne et 5 corridas entre le Venezuela et la Colombie), ce qui lui permet de reprendre pied après une saison 1980 pauvre en contrats.

C’est sans doute l’une des saisons des plus prolixes pour Nimeño après 78, 79 et avant 89.

Christian (et Alain) ne désirant pas se cantonner à ce genre de cartel, il sera remplacé par El Soro puis Mendes.

Le cartel Esplá, Nimeño et Maracay sera répété à 25 reprises.

Le dernier paseo du trio aura lieu à Nîmes face à des María Luisa Pérez de Vargas en septembre 1987.

Quand on pense que les jeunes ne banderillent pratiquement plus…

Jean-Charles Roux