« El mundo entero es una enorme plaza de toros… » (1)

 Hongrie :

Le 18 octobre 1924, une corrida eut lieu à Budapest. La date pourrait être plus proche de 1926, année où le matador Francisco López Parejo « Parejito » alla combattre à Budapest ; il avait pris l’alternative en 1925 des mains d’Ignacio Sánchez Mejías y renonçant plus tard ; il mourut à Jaén en 1930 des suites d’une blessure causée par un toro.

 Yougoslavie :

Le 2 octobre 1971, un festejo eut lieu en Yougoslavie au stade Tas de Belgrade ; toros de Carlos Núñez pour Luis Miguel «Dominguín», Roberto Piles et le rejoneador Alfredo Conde. Cet étrange voyage au nord des Balkans fut une idée originale de Miguel Zuano, réfugié de la guerre d’Espagne ; pour l’occasion, l’empresa était «Zadrugar». Mais sans la casa Dominguín, l’affaire n’aurait pas vu le jour. Luis Miguel Dominguín était bien entendu la vedette attendue et Robert fut de l’aventure. Le vol 714 pour Dubrovnik partit de Barajas et fit escale à Rome. Le reste du chemin fut fait « en torero » par la route. En voiture. Domingo, qui n’était officiellement -pour le régime franquiste – « pas tout à fait rouge, mais d’un rosé très soutenu », navigua là-bas, loin de sa «placita» où il imprimait des tracts carrément « rouges » et où il reçut Che Guevara, comme un poisson dans l’eau, entouré par ses amis Manuel Amoros González (avocat à Madrid, qui fut président de ces deux corridas) et Jorge Semprún (qui officia comme assesseur).

Au dîner de gala du 1er octobre, le maréchal Tito fut présenté à Robert. Il lui tendit la main et lui parla en espagnol appris lors de son engagement dans les brigades internationales. Les Nuñez bousculèrent et blessèrent Luismi ; le rejoneador impressionna ces slaves sudistes, Robert aussi avec ses poses de banderilles et les toros de réserve restèrent sur place. Le lendemain, il y eut une autre célébration avec les mêmes toreros et le bétail de Guardiola.

Au cours des deux célébrations, la signification des suertes était expliquée par un système de sonorisation.

 Liban :

Le 2 juillet 1954, le premier spectacle taurin eut lieu à Beyrouth. C’était une corrida à laquelle participaient Ramón Arán, El Exquisito et Salvador Ruiz. Il y eut d’autres célébrations dans les années cinquante et soixante. Comme la corrida du 23 octobre 1967 dans laquelle figurait Amina Assís (1941/2018), rejoneadora colombienne, de père jordanien, formée au Mexique et dont, à près de 70 ans, serait tombé follement amoureux Juan Belmonte qui avait cinquante ans de moins et qui, désespéré de se voir repoussé, se tira une balle dans la tête le 8 avril 1962 dans sa propriété d’Utrera. Mais il s’agirait d’une légende. On a retrouvé au Mexique une lettre de l’un des meilleurs amis de Juan Belmonte, qui était avec lui la veille de sa mort et qui raconte par le détail à un correspondant la fin du torero. Belmonte se serait suicidé par peur de se voir vieillir, d’être physiquement diminué, de ne plus pouvoir monter à cheval, de ne plus se livrer à son sport favori « l’acoso y derribo ».

 Guatemala :

Des célébrations taurines existèrent dans ce pays pendant toute la domination espagnole. Le 19 septembre 1572, pour célébrer la naissance du roi Philippe III, il y eut toros dans la capitale guatémaltèque…

A suivre…

Patrice Quiot