Ce ça qui vient peu à peu… (2)

 

Le capotazo de mon inspiration.

Est moins léger.

 

Le muletazo du verbe.

Plus atrás.

 

Ma phrase.

Moins joyeuse.

 

Et mes recours moins faciles.

Disent la vérité d’un pathétique.

 

Ce ça.

Me ronge.

 

Car ce ça.

Me renvoie la réalité.

 

Ce que je donne à voir.

N’est plus toujours ce que j’aime.

 

Mes mots.

Ne sont plus les mêmes.

 

Mes phrases.

Me renvoient aux planches.

 

Les cornes de l’écriture.

Me semblent plus grandes.

 

Sa charge.

Moins noble.

 

Je romps.

Plus souvent.

 

Je suis tenté.

Par le fuera de cacho.

 

D’écrire.

A reculons.

 

Et je m’en veux.

De moins pouvoir.

 

La belle fiancée me fait comprendre.

Qu’est venu le temps de ne plus vouloir plaire.

 

Je sais qu’un jour je devrai partir.

De moi-même.

 

Avant.

Que l’ordre me le signifie.

 

Je sais également.

Que le jour où ça arrivera.

 

Que je couperai.

Définitivement le postiche du texte.

 

Et que je me ferai rare.

Ecrivant occasionnellement en festivals de page blanche de cahier d’écolier.

 

Presque tout.

Se finira.

 

Ce sera une rupture amère.

Un arrachement inévitable.

 

Que les mots.

Ne suffiront jamais à dire.

 

Despedirse.

Ça se dit dans une autre langue.

 

S’arrêter, se retirer.

Ça s’appelle en français.

 

Et c’est ce ça qui me vient peu à peu.

D’une façon sournoise.

 

Comme un toro aux yeux maquillés.

Sortant de cul du toril de l’écriture…

Patrice Quiot