Paseo en forme de strophes…
Séville.
Dans l’arène ocre.
Un cantaor flamenco.
En habit du dimanche.
Jerez.
Égrener les passes.
En chapelet.
Pour honorer le Prendimiento.
Ronda.
Une arène au bord du ravin.
Qui a donné naissance.
A la mort du toro.
Valencia.
La Vierge des Désemparés.
L’œil de Granero.
Et le cœur ouvert de Montoliú.
Cordoue.
Enlisées dans le sable de l’Histoire.
Les tombes des Califes.
Racontent le cirque humain.
Grenade.
Malgré la Reconquista.
Les corbeilles d’osier des gitans du Sacromonte.
Devant les portes des palais nasrides.
Écija.
Restituer la nuit.
Le feu de la journée.
En ressuscitant Ostos.
Madrid.
Sortant par la grande porte
D’un temple zen.
Quand vient la nuit étoilée.
Bilbao.
Pluie grise de sable gris.
Les toros sur ce gris.
Croisent leurs cornes.
Dax.
A travers les moucharabiehs.
La lune du parc jette.
L’ombre du «Sardinero» de la gloire de Luque.
Pamplona.
Puisqu’il le faut.
Entraînons-nous à courir.
À l’ombre des fleurs.
Saragosse.
Matin de brume.
La flèche de la cathédrale.
Et la pointe de ses seins.
Nîmes.
Sous les voutes de pierre.
Un chant de cigales.
Conte la faena de la chaise.
Béjar, Torremocha, Cabeza del Buey y otros pueblos.
Qu’il est digne d’admiration.
Celui qui, devant l’éclair.
Ne pense pas.
Patrice Quiot
