Ultimes réglages andalous avant le coup d’envoi d’une temporada déterminante pour Rémy Asensio…

 

Basé dans le sud de la Péninsule, le protégé de Serge Alméras se concentre au quotidien sur une préparation qui ne laisse rien au hasard. Que ce soit au sein de son école de San Fernando ou à titre personnel pour sa préparation physique ou technique, Rémy ne chôme pas. Ne ménageant pas sa peine, les diverses activités s’enchainent, ne laissant rien au hasard, dans le but bien entendu d’arriver fin prêt pour gérer au mieux les premières échéances qui se profilent…

C’est en ce sens que j’ai voulu faire le point avec lui, histoire d’encore mieux percevoir quel est son état d’esprit avant le proche coup d’envoi…

 

Ces trois dates ont été très importantes pour moi. C’est le début de temporada, on ne peut pas passer à côté. J’avais beaucoup d’attente envers moi-même, et de voir que tout ce que j’ai travaillé cet hiver fonctionnait m’a fait du bien au moral. Je remercie encore le club taurin du Ruedo Palavasien qui a pu me permettre de me préparer pour cette temporada qui va être importante pour moi.

 

Effectivement, je suis redescendu du côté de Séville pour accélérer et intensifier ma préparation. En plus de ça, en ce moment, il y a pas mal de campo. J’ai eu l’occasion par exemple d’aller chez Juan Pedro Domecq, où en ce moment j’y passe mes après-midi, Prieto de la Cal, Soto de la Fuente, San Pedro…

 

Évidemment, ils ont un œil beaucoup plus exigeant, ce qui m’apporte énormément.

 

Tous les jours, je me lève à 5h30, direction la salle de sport avec mon préparateur physique. Ensuite, je vais m’entraîner au Vizir, où vont beaucoup de professionnels. Je passe beaucoup de temps à toréer de salon. Puis l’après-midi, je vais souvent au campo, pour mettre en pratique ce que je travaille à l’entraînement. Ensuite, je termine souvent par un footing ou de la marche.

A mes côtés, j’ai le maestro de l’école taurine de San Fernando, Antonio Pérez, mon banderillero Christophe Lautier et mon préparateur physique et mental Nicolas Tacussel pour l’entourage proche.

Et bien évidemment, mon apoderado Serge Almeras, avec qui nous sommes en contact tous les jours, à qui j’envoie des vidéos pour le tenir au courant et qu’il voit ma progression !

Oui, effectivement, elles m’ont fait progresser car elles m’ont montré l’exigence et la discipline de cette profession, et cela a eu un bon impact dans ma vie personnelle.

L’évolution doit être permanente, toujours chercher la perfection dans le capotazo et le muletazo. C’est vrai qu’en ce moment je travaille beaucoup le capote, la variété des quites…

Bien évidemment, même si je vais prendre toutes les dates de la temporada de la même manière. C’est vrai qu’être annoncé à Nîmes, ma ville, en feria ce n’est pas rien. Ou comme Vic, dans le même week-end… Beaucoup de responsabilités, car les empressas me font confiance, mais ça ne peut qu’être stimulant, non ?

Que je prenne du plaisir durant toute la temporada, et que je sois moi-même en piste. Si ces deux choses sont réunies, les oreilles viendront avec…

SERGE ALMÉRAS

« Cette temporada 2026 va être réellement celle de son vrai démarrage puisqu’elle devrait être assez compacte. En effet, après Vauvert, son passage à Algar a confirmé qu’il avait une marge de progression évidente, ce qui nous a permis pendant tout l’hiver de travailler dans le but d’améliorer ce qui se devait de l’être. Il est parti en Espagne pour se préparer, il a beaucoup travaillé et il y a eu Alicante… où je l’ai vu complètement transformé ! Ce n’était plus le même, il fallait taper un grand coup et Rémy a affiché davantage d’envie, d’aisance, en mettant en pratique pas mal de choses comme on le lui avait demandé après Algar.

Grâce au soutien du Ruedo Palavasien, il a pu retourner ensuite tienter chez Morenito de Aranda qui lui-même l’a trouvé en nets progrès par rapport à l’année dernière où il avait été déjà invité par le Club Col y Toros de Nîmes. Le Maestro a donc été agréablement surpris par ses progrès, puis il est allé aussi chez César Jiménez pour lidier un novillo qui lui a permis de sortir toute la gamme qu’il avait travaillée depuis longtemps. Dans tous les secteurs, il a pu là encore s’exprimer au mieux par rapport au travail réalisé.

Ces premières sorties positives ont contribué incontestablement à étayer son calendrier avec déjà sa participation à la novillada d’Aignan où il va jouer une carte importante pour son image car toutes les empresas du Sud-Ouest sont présentes, ce qui pourrait être favorable pour d’éventuels engagements à suivre… Puis au bolsín de Bellegarde, mais encore Palavas en tienta de machos, puis en novillada Alès, Vic, Nîmes… D’autres dates en pourparlers viendront s’y rajouter, certaines sont conclues mais pas encore annoncées par les organisateurs. S’ajouteront aussi les certamenes télévisés en Espagne où il représentera son école taurine Rafael Ortega, de San Fernando, ce qui sera aussi une expérience positive dans son parcours.  En outre, Rémy participe à pas mal de tentaderos qui évidemment participent à sa progression, avec parfois des maestros comme Curro Díaz ou Borja Jiménez avec lesquels il a sympathisé… sans compter les séances d’entrainement au Vizir où il retrouve encore d’autres toreros.

Sincèrement, s’il continue sur sa lancée, je pense que Rémy fera partie cette année des novilleros sans picadors sur lesquels il faudra compter. Ce sera pas mal de responsabilités, en particulier dans sa ville de Nîmes pour ouvrir la Feria de Pentecôte. A ce titre, je remercie les organisateurs de Casas & Co qui lui ont fait confiance pour faire partie de ce cartel, tout comme de façon générale tous ceux qui ont décidé de l’engager.

 

Si tout se passe bien, il a les cartes en mains pour faire une belle saison, mais évidemment, tout dépendra en définitive des résultats. Personnellement, j’ai entière confiance en lui. Mais en tenant compte des arènes où nous ne sommes pas allés car c’était en début de saison et j’avais estimé qu’il n’était pas encore prêt, l’idéal pour le futur, si ça se passe bien cette année, ce serait d’envisager par la suite une saison de consolidation dans la perspective de passer en piquée en 2027. Bref, il n’est certes pas question de trainer en route, mais ce serait aussi une erreur de vouloir aller trop vite… »

 

A présent, la balle est dans le camp de Rémy. Faisant preuve à chacune de ses sorties d’une réelle envie de séduire professionnels et aficionados, Torofiesta lui souhaite le meilleur, à savoir gravir en temps voulu et du mieux possible les plus hautes marches. Suerte !!!

Photos : Julie Bérard… y otros.