Parler et écrire ou : Toreo de salon et toreo de verdad… (1)

 

« Écrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit.»

Marguerite Duras (1914/1996).

«Écrire» (1993).

 Parler.

Une fête.

 

Nécessaire.

Indispensable.

 

Mots lancés au vent.

Phrases ivres de liberté.

 

Lexique grisé d’indépendance.

Syntaxe à la maille du normé.

 

Grammaire à l’aune du moment.

Rhétorique d’un peu de bric et de beaucoup de broc.

 

Envol sans réelle contrainte.

Escapade de plaisir.

 

En puertas gayolas à la logique.

Et afaroladas au contexte.

 

En entrega du don de soi.

Et relâchement en chistes.

 

En allers de sérieux.

Et retours de rigolade.

 

En idas de formal

Y vueltas de broma.

 

Parler

Une fête.

 

Nécessaire.

Indispensable.

 

Comme mise en scène.

D’une maladie.

 

Rien de moins.

Mais rien de plus.

 

*Toréer de salon.

Une célébration.

 

Nécessaire.

Indispensable.

 

Ode à la lenteur.

En suspension du jugement.

 

Poème à l’alanguissement

En cessez le feu du danger.

 

Cantique à une absence.

En plaisir de présence reproduite.

 

Shorts et tee-shirts.

En rêve de paillettes d’or.

 

Passes de carao.

Au carretón.

 

Capotazos.

De déjeuner de gala.

 

Et muletazos.

De banquet de plaisir.

 

Agapes.

En couverts de sueur.

 

Noces.

En verres de muscles saillants.

 

Et estoconazos.

En café coñac de botte de paille.

 

Toréer de salon.

Une célébration.

 

Nécessaire.

Indispensable.

 

Comme mise en scène.

D’un songe en gala de caresses.

 

Rien de moins.

Mais rien de plus.

A suivre…

Patrice Quiot

 

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