Triomphe de Julio Méndez qui est sorti a hombros du Plumaçon…

 

Novillada de Saint-Perdon : Petite entrée sous les nuages et avec la fraîcheur, un peu de pluie et un vent glacial, deux heures dix de spectacle.

Six novillos de Condessa de Sobral, bien présentés mobiles et agressifs. Les deux premiers un châtiment, les autres deux piques. A son entrée en piste, le cinquième effectue un spectaculaire saut dans le callejón.

 

Cid de María (bleu roi et or), au premier, un mete y saca, deux entières, un pinchazo, silence au quatrième, une entière, une demie, un pinchazo, huit descabellos, un avis, silence.

Tomás Bastos (rose et or), au deuxième, une atravesada et une entière, silence ; au cinquième, trois-quarts de lame, une entière, avis, silence.

Julio Méndez (bleu ciel et or) au troisième, une entière, une oreille, au dernier, une entière, deux oreilles.

 

Présidence : Cédric Brethe assisté de Julie Carrère et Stéphane Fauthoux.

 

Julio Méndez fait un beau triomphateur de la novillada de Saint-Perdon donnée dans les arènes du Plumaçon à Mont-de-Marsan. Son toreo très technique s’est chaque fois imposé sur ses deux Condessa De Sobral, très mobiles et très agressifs. Le garçon s’est tout d’abord fait remarquer à la cape et, sortant en troisième position, c’est dans ce tercio qu’il a déclenché les premiers applaudissements. Un véritable tonnerre dans une arène qui commençait à s’ennuyer. Il varia ensuite ce jeu par une afarolada à genoux qui précéda une longue série de véroniques. A la muleta, il joua la carte du spectaculaire en ouvrant sa première faena par des passes changées dans le dos données au centre de la piste. Suivront ensuite de longues séries sur les deux mains, toujours rehaussées par quelques trincheras. Chaque fois, il signa ses faenas dans un registre doux et harmonieux joué dans un tout petit terrain. Souvent du très grand art. Efficace à l’épée, il réunissait toutes les qualités pour triompher. Il coupa d’abord un pavillon et termina en deux oreilles. Il aura enchanté tous les aficionados…

Un succès qui laissa dans l’ombre Cid de María, le chef de lidia qui ne trouva jamais le bon sitio, que ce soit à la cape ou à la muleta où il fut chaque fois trop rapide. A la cape, on le vit aussi perdre du terrain, ne pouvant contenir son premier adversaire. C’est à peine s’il fera mieux lors de sa deuxième sortie. Chaque fois à la muleta, il parut brouillon, chiffonnant parfois, mais toujours trop rapide… et totalement dépassé dans sa deuxième faena.

Avec ses échecs à la mort, Toms Bastos ne pouvait espérer s’imposer malgré une certaine aisance à la muleta, notamment sur la main gauche. Il démarra chaque fois de façon classique par des passes de châtiment, enchaînant ensuite sur les deux mains, mais sans atteindre une respiration artistique. Il fut malchanceux avec son second Condessa de Sobral qui préférait la fuite à des séries de charges dans la muleta. Il est vrai que face à un Julio Méndez en pleine forme, il était difficile de triompher.

Une novillada agréable avec dans l’ensemble un bon lot de novillos qui aurait mérité beaucoup plus d’aficionados sur les gradins….

Jean-Michel Dussol

Photos : Philippe Gil Mir