L’unique oreille pour Pepe Moral, les prix au piquero Antonio García Berzosa et au toro « Comerio » de Cuadri…
Temps estival, quasi plein. Trois premiers toros de Saltillo, les trois suivants de Cuadri bien présentés et donnant un jeu divers. Avant le paseo, une minute d’applaudissements a rendu hommage à Dominique Texier, ancien maire, Alain Lartigue, gestionnaire taurin, et Jean-Claude Pelissier, membre éminent de la Unica, tous trois récemment décédés.
Alberto Lamelas : saluts aux deux.
Pepe Moral : oreille et silence.
Adriano : silence et saluts de despedida.
Deux satisfactions initiales… un climat comme rarement vu ici et une affluence des grands jours, ceci expliquant peut-être cela, outre l’intérêt du plateau, évidemment…
A noter que plusieurs tercios de banderilles n’étaient pas à montrer dans les écoles taurines car en fin de compte, il y en avait parfois davantage sur le sable que sur le toro !
Alberto Lamelas a ouvert les hostilités avec un adversaire qui prit deux piques mesurées avant un second tercio médiocre puis un brindis à l’assistance d’une faena comprenant quelques bonnes phases terminées toutefois par des difficultés à cadrer. Une lame tendida et trasera puis descabello. Avec le cuarto, de Cuadri, un superbe veleto porteur de deux fines aiguilles et bien piqué puis banderillé par Víctor del Pozo qui salua, le Madrilène pincha une faena qui aurait mérité sans cela un meilleur sort. Dommage.
Pepe Moral se signala d’emblée capote en mains face à son Saltillo avant des assauts de divers impacts puis un brindis au respectable d’un labeur ambidextre qui après entière d’effet rapide lui valut l’unique trophée de la séance. Plus tard avec son Cuadri qui n’était pas le meilleur de l’envoi, le Sévillan fit ce qu’il put, c’est-à-dire pas grand-chose, s’employant au début à résoudre les complications avant de lâcher l’affaire, la ferraille n’arrangeant rien.
Adriano venait à St-Martin après quasiment deux ans de disette et l’on sentit rapidement qu’il n’était pas venu faire de la figuration. Avec son Saltillo, il s’engagea fort dans la bataille, se faisant remarquer avec le capote avant un bon premier tercio. Banderilles à oublier, brindis au public avant de transmettre par son entrega avec l’étoffe, la conclusion s’avérant toutefois moins convaincante. En fin de course, il put tirer parti de son Cuadri lors d’une partition décidée, courageuse et enlevée, une partie de l’assemblée pétitionnant en fin d’exercice une oreille, sans que cela ne soit suivi d’effet. C’est en définitive un Adriano déçu qui quitta le cirque, non sans saluer une dernière fois l’aficion cravenque…
En matinée, devant environ un tiers d’arène, quatre erales de respectivement Vieux Sulauze, Turquay, Jalabert et Alain et Frédérique Tardieu ont été combattus par :
Jaime Padilla : silence et saluts.







