Hace 90 años… Printemps/Eté 1936 : Séville…
La saison s’était ouverte avec un festival au bénéfice de la Vejez del Toreo qui réunissait Perlacia, Manolo et Pepe Bienvenida, Gitanillo de Triana, Antonio Pazos, Juan Luis Ruiz et Capillé.
Mais l’inauguration officielle de temporada eut lieu le dimanche de Pâques, qui cette année-là tombait le 12 avril par une novillada avec au cartel Pascual Márquez et Torerito de Triana. Le torero de Villamanrique coupa deux oreilles et une queue comme Torerito de Triana. « Aquel día nació una enorme rivalidad entre ambos… »
A la Feria d’avril, alors réduite à trois corridas, s’ajouta une novillada pour un nouveau desafío entre Pascual et Torerito.
En ce qui concerne les corridas, qui déroulèrent du 18 au 20 avril, firent le paseo Marcial Lalanda, Domingo Ortega – que actuó en las tres – Chicuelo, Alfredo Corrochano, Gitanillo de Triana, El Niño de la Palma. Manolo Bienvenida coupa la queue d’un toro de Joaquín Murube.
Mais l’attente du public se tournait vers la répétition des novilleros Pascual Márquez et de son antagoniste Torerito de Triana. Le Président de la République, Diego Martínez Barrio, « asistió a ese festejo de clausura de la Feria de Abril desde el palco del Príncipe. Le acompañaban – cómo cambian los tiempos – el presidente de la Generalitat de Cataluña, Luis Companys ».
Torerito coupa deux oreilles et une queue ; Pascual quatre, une queue et une patte aux novillos de Juan Belmonte. « El cartel lo completaban Diego de los Reyes y Gallito, sobrino del recordado Joselito que se llevó dos trofeos. » Il y eut encore d’autres festejos en ce printemps prémonitoire et la Maestranza accueillit huit autres corridas avant que les canons ne retentissent. « Pascual Márquez suma cuatro compromisos más incluyendo un mano a mano con Torerito en la tarde del seis de junio… La baraja de novilleros incluye el nombre de aquella torera, Juanita Cruz, que acabó en el exilio. Hay que anotar también la presencia de José Ignacio Sánchez Mejías, hijo del gran Ignacio y Juanito Belmonte, vástago natural del Pasmo de Triana. »
La dernière célébration avant le soulèvement fut une autre novillada organisée au profit des personnes touchées par les tempêtes de pluie « que vuelve a acartelar juntos a Torerito de Triana y Pascual Márquez con Antonio Pazos por delante ».
Au cartel figurait également Loquillo de Triana à qui on prête la phrase rapportée par Filiberto Mira : « No tuve que torear para armar la revolución ».
Deux jours plus tard, la guerre civile commençait.
Sources : « El Correo de Andalucia.19/03/2023.
Patrice Quiot

