Bougue : Bougies d’anniversaire en capotes et muletas…

 

Trente ans.

Picasso, à qui un idiot faisait remarquer qu’il était capable de faire pareil en quelques minutes, lui répondit :

 » Moi, monsieur, il m’a fallu trente ans ».

 

Trente ans.

On arrête de demander l’avis du miroir.

et on commence à écouter son cœur.

 

Trente ans.

Ce n’est pas rien et il convient que ça se célèbre.

Bien, très bien.

 

Pour que la fête soit réussie, trois incontournables.

Le lieu.

Le gâteau et ceux qui le partageront.

 

Pour le trentième anniversaire.

Du Bolsin de Bougue.

Ce dimanche trois mai, les trois seront réunis.

 

Sur la route de Compostelle.

Entre Roquefort et Mont de Marsan.

Bougue, sur le chemin de Vézelay, un Ciudad Rodrigo baigné par la Midouze.

 

En un début de printemps

Quand au bord des routes, les frênes, les ormes.

Les coquelicots et orchidées sauvages en fleurs le rappellent.

 

Comme le rappellent la loi de l’accueil et la règle du cœur de la peña «Soledad».

A l’intention de ceux qui.

A l’heure où finira le jour dans les arènes Jean Fondeviolle avanceront vers un rêve de Portes Grande ou du Prince.

 

Du «Camino de Santiago» de Jean-Louis Darré.

Sera le gâteau.

Marcelo Santafé Martón, Marquis de Domecq et le travail quotidien comme socle.

 

Pâte à choux d’excellence, vérité du goût et moelleux de finesse.

Luxe de St Honoré avec le piquant d’orties de la casta brava.

Légèreté de chantilly d’une noblesse qui jamais n’écœure.

 

Brillant de caramel.

Délicieusement craquant sous la dent.

Et qu’on garde longtemps en bouche.

 

Vaches et erales de plaisir.

Gâteau en buen sabor de boca.

Qui conviennent à cet anniversaire.

 

S’abreuvant des «Grandes Espérances» de Dickens.

En trajes de campo et monteras de cordón o de morillas.

Toute une jeunesse torera sera là pour le croquer.

 

Moreno Leal, Pedro Gómez, Bautista Angosto, Julio Aparicio, Sacha Mosti, Realito.

Fernando Lovera, Armando Rojo, Fernando Donoso, Samuel Berdejo, ils se nomment.

Du Pays basque, de Galapagar, de Béziers, d’Arles, de Camas, de Séville, de Badajoz et de Salamanque, ils viennent.

 

Tous savent que seul le meilleur ira au bout de cette route qu’avant eux des pionniers ont parcourue.

Talavante, Castella, César Jiménez, Fernando Cruz, Juan Ortega, Álvaro Lorenzo, Solal, Christian Parejo y débutèrent leur épopée.

Manuel Román, Samuel Navalón, Clovis Germain, Jessie James ou «Sundance Kids » avides de lustre, les ont suivis.

 

Et je sais que ce dimanche 3 mai 2026.

Dans le ruedo de l’arène décorée en bleu et jaune des fleurs de l’affection.

Et sous les yeux d’un public qui saura déniaiser la douceur et la mettre en pointe.

 

Tous les dix, en se la jouant.

Auront à cœur de souffler comme il se doit.

Les bougies en capotes et muletas du trentième Bolsín de Bougue.

 

Datos 

XXXème Bolsín de Bougue.

Dimanche 3 mai 2026.

La journée débutera à 9h30 avec une tienta qualificative. Chaque novillero affrontera une vache de la ganadería Camino de Santiago. À l’issue de cette matinée, durant laquelle les 10 participants auront pu démontrer leurs qualités, 3 d’entre eux seront sélectionnés pour la novillada de l’après-midi.

La novillada sans picadors en guise de finale se tiendra à 17h, avec 5 erales de la ganadería Camino de Santiago. Chacun des trois novilleros sélectionnés affrontera un eral. Les deux meilleurs accéderont ensuite à une ultime épreuve avec un eral supplémentaire.

Pour rappel, le vainqueur du Bolsín de Bougue remporte plusieurs contrats prestigieux, notamment à Vic-Fezensac, Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne ou encore Plaisance-du-Gers…

Patrice Quiot