Triomphes d’Alejandro Talavante et Marco Pérez pour la tarde et de Clovis en matinée pour la Cape d’Or qu’il a remportée…
Tarde. No hay billetes sous le cagnard. Toros d’El Freixo (Juli) donnant dans l’ensemble du jeu, bien qu’inégal, la palme allant au troisième honoré de la vuelta posthume.
Alejandro Talavante : deux oreilles puis oreille.
Juan Ortega : silence et oreille.
Marco Pérez : deux oreilles et la queue puis silence.
Faute de Morante, le public a pu se rattraper en vibrant aux mérites de trois diestros qui se sont employés avec de visibles ganas à faire oublier son absence. Challenge qui en fin de compte s’est avéré positif, à commencer par Alejandro Talavante qui à son premier nous a offert un faenón augurant d’une tarde prometteuse. Plus tard avec le cuarto, après un bon second tercio, l’Extremeño brinda au ganadero El Juli une autre faena de bon goût saupoudrée par exemple de redondos arrodillados. La suite comprit quelques passages feutrés du meilleur effet. Conclusion par entière qui laissa le bicho amorcillado, le public finissant par s’impatienter avant que son opposant, à l’ultime seconde, ne finisse par rouler au sol.
Venu suppléer Morante, Juan Ortega s’attacha à soigner le geste en toréant le plus souvent au ralenti. Mais en début de faena, le pupille de Julián y alla de sa vuelta impromptue, la suite, sans grande ligazón, comprit tout de même quelques remarquables détails, sans pour autant totalement connecter sur les tendidos. Ce fut mieux avec le quinto lors d’une faena brindée à Simon Casas parsemée de détails templés du meilleur effet, récompensés d’une oreille diversement ressentie.
Mais c’est incontestablement Marco Pérez qui a fait le plus réagir le conclave, allant les deux fois accueillir ses toros à portagayola puis poursuivant par de valeureux enchainements capoteros, que ce soit debout ou agenouillé. Chez lui, du rythme, de l’envie, de l’alegría, et bien sûr de l’aguante sur des passages risqués, notamment au cours de sa faena de rabo au troisième qui a vu son adversaire crédité de la vuelta. Le dernier ne sortait pas tout à fait du même tonneau et malgré un effort louable, Marco éprouva quelque mal à intéresser le conclave qui s’est toutefois retiré visiblement satisfait…
Matin. Soleil, environ un tiers d’arène. Novillos de Talavante corrects de présentation et de comportement, à divers titres. Le sixième a été crédité de la vuelta posthume.
Emiliano Osornio : saluts et vuelta.
Victor : oreille et saluts.
Clovis : saluts et deux oreilles.
Emiliano Osornio a agréablement surpris, s’attachant à soigner ses gestes autant qu’il le pouvait. Sa première faena, brindée à l’assistance, débuta de façon prometteuse avant de s’étioler à l’image de son novillo. Ce fut plus probant avec le cuarto où après un capoteo alluré, Emiliano se fit remarquer avec une entame de faena en se ployant puis plusieurs séquences bien senties sur les deux rives avant que la conclusion ne vienne quelque peu ternir sa prestation.
Victor gagna le centre pour accueillir son premier puis il marqua des points avec l’étoffe lors d’une faena, brindée au respectable, qui ne tarda pas à déclencher la musique. De la belle ouvrage avec plusieurs séries élégantes, notamment sur la zurda, avant une fin plus encimista suivie d’une estocade qui mit du temps à faire son effet, le tout se soldant par une oreille et des applaudissements pour le Talavante. Le quinto ne justifia pas l’adage et Victor ne put trouver face à lui de quoi glaner d’autres trophées malgré un effort hélas vain.
Clovis toréait pour la première fois en piquée et ne tarda pas à manifester son envie, y compris au second tercio, avant de brinder à Curro Vázquez une faena qui porta sur les tendidos, hélas mal rematée avec la ferraille, le point positif restant le potentiel exprimé lors de plusieurs séquences méritant la mention. Avec l’ultime, suite à d’excellents capotazos puis à un tercio de piques avec Gabin qui déclencha la musique suivi d’un second tercio inégal, Clovis brinda à l’auditoire une faena enlevée qui a transmis et qui, après une entière au second envoi, lui valut logiquement les deux oreilles de la Cape d’Or qui lui fut remise en suivant par les membres de jury de la Peña Ordóñez. Olé !!!







