Julio Aparicio sacré meilleur torero devant un excellent lot du Lartet…
Lundi 25 mai, matin. Novillada sans picadors de feria, soleil et chaleur, petite entrée, deux heures de spectacle, interrompu le temps de l’évacuation du banderillero Alexis Ducasse, victime d’un puntazo. Cinq novillos du Lartet, sans picadors, bien présentés et de bon comportement. Jérôme Bonnet, l’éleveur, a été appelé à saluer à la fin du spectacle.
Álvaro Yecla (rose foncé et or), à son toro, deux pinchazos et une entière, salut.
Julio Aparicio (rouge et or), à son premier, une entière une oreille, au toro de la finale, une entière, vuelta.
Manuel Real « Realito » (noir et azabache), à son premier, une entière, une oreille ; au second de la finale, un pinchazo et une entière, salut.
Il aura fallu attendre la novillada sans picadors pour voir tomber la première oreille de la feria. Elle revenait à Julio Aparicio à l’issue d’une très belle faena, toréée avec douceur et harmonie. Des gestes dignes des plus grands avec cette muleta nonchalamment portée, toujours très basse… et des changements de mains parfaits. Une faena qui valait bien deux oreilles, mais qui en rapportait une au torero. Il sera tout naturellement qualifié pour la finale et il reviendra avec moins de réussite. Mais on retiendra sa façon de débuter en châtiant son adversaire, genoux pliés. Il y a aussi cette manière de toréer dans un tout petit terrain, d’y servir une ou deux séries avant de se replacer.
Julio Aparicio reçoit le prix du meilleur novillero
Deuxième novillero de la finale, Manuel Real « Realito », dont on pouvait penser qu’il remettait en jeu son titre gagné au Bolsín de Bougue, le 3 mai dernier devant Julio Aparicio. Certes sa première sortie fut intéressante, après un toreo de cape bien mené, lui aussi allait s’exprimer sur un tout petit terrain, trouvant rapidement un sitio parfait. Il s’octroyait, après un bon coup d’épée la deuxième oreille de la feria… Par la suite, il fut plus brouillon tant à la cape qu’à la muleta et dut se contenter de saluer.
Une agréable novillada sans picador… qui préparait l’aficion vicoise pour accueillir, dans l’après-midi, la course de Miura…
Jean-Michel Dussol – Photos : Bertrand Caritey



