A. Ferrera…
Dans l’arène où le sable garde mémoire.
Des gloires anciennes et des défis sans nom.
Tu étais venu sans bruit.
Comme viennent les hommes qui n’ont plus rien à prouver.
Et tout à offrir.
Cornes, braise et vent.
Les Alfonso Martín.
Grondaient sur le sable de mai.
Et ton poignet répondait.
Sous le ciel de Las Ventas.
Face au toro
Tu ne cherchais pas que la lutte.
Mais aussi une conversation secrète
Et chaque passe semblait écrite.
Avec l’encre fragile de l’instant.
Madrid, si avare de ses faveurs.
A senti passer le souffle de l’émotion.
Et le retînt quand la nuit entra en piste.
Alors les gradins se sont levés.
Comme un champ de blé sous le vent.

Et lorsque les portes se sont ouvertes.
Ce n’était pas seulement un torero qui sortait.
Mais une histoire.
De blessures traversées.
Et de fidélité obstinément poursuivie.
Ferrera.
Ton nom a flotté ce soir-là.
Au-dessus de Las Ventas.
Comme une étoile tardive.
Que Madrid a consenti regarder.
Datos
31/05/2026
Plaza de toros de Las Ventas, Madrid
Corrida de toros.
Vigésimo primer festejo de la Feria de San Isidro 2026.
Lleno de ‘No hay billetes’.
Toros de Adolfo Martín, desiguales en su presentación y hechuras.
Variados de comportamiento, siendo la corrida emocionante en su conjunto.
Destacaron el cuarto y el sexto de la tarde. El quinto tuvo nobleza pero sin recorrido. Con peligro los tres primeros.
ANTONIO FERRERA, silencio, oreja y oreja tras aviso en el que mató por Paco Ureña.
MANUEL ESCRIBANO, silencio tras aviso y silencio tras aviso.
PACO UREÑA, ovación y herido.
Patrice Quiot


