Triomphe de David de Miranda qui est sorti a hombros pour avoir obtenu trois oreilles…
Soleil, trois quarts environ, paseo commencé avec dix minutes de retard. Toros de La Purísima les 1, 2 et 6, les trois autres de Zalduendo, tous monopiqués, inégaux de comportement.
Daniel Luque : saluts et oreille.
David de Miranda : oreille puis deux oreilles.
Pablo Aguado : silence et oreille.
Daniel Luque ouvrit la séance en la jouant facile avec un exemplaire de La Purísima qui après une pique rectifiée puis un second tercio médiocre lui permit de s’illustrer avec la flanelle en templant des muletazos qui auraient pu avoir plus d’écho si la conclusion avait été mieux assurée. Un tiers suivi de deux coups de verdugo. Avec le cuarto, de la maison d’en face, on a apprécié une bonne pique et après un moment de susto sans dommages en début de faena brindée au respectable, Daniel fit taire la musique avant de produire un effort pour donner le change par plusieurs passages méritoires, sans plus, face à un opposant qui ne l’aida guère. Le maestro de Gerena récolta un pavillon pour les efforts consentis.
David de Miranda a été en définitive le grand gagnant de cette tarde. Son premier tapa violemment dans le peto pour une poussée bien contenue. Par la suite, après avoir brindé aux tendidos, David se démena pour en instrumentant une partition somme toute classique ponctuée de plusieurs moments de bon toreo, ce qui lui valut de couper le premier trophée de cette tarde. Il doubla la mise avec le quinto et après une bonne pique, le maestro de Trigueros offrit un début templé suivi d’échanges soignés bien reçus par les étagères. Deux oreilles après entière contraire, à la limite du généreux, mais pour une présentation ici, compte tenu de son implication, c’est peut-être ce qui a fait pencher la balance.
Pablo Aguado débuta avec un Zalduendo terciado qui lorgnait rapidement vers les planches et qui plus tard allait afficher une réserve qui ne laissa guère d’options au Sévillan, sinon une faena de tanteo sans toutefois se montrer efficace. Ce fut mieux avec l’ultime qui sortit avec du gaz et après un salut d’Iván García au second tercio, Pablo brinda à l’assistance un trasteo comprenant plusieurs mouvements harmonieux au concept plus convaincant. Trois quarts et oreille…



