Triomphes de Sébastien Castella et Diego San Roman…

 

Arènes quasiment pleines, grosse chaleur. Toros de Jandilla, le quinto de Vegahermosa, de comportement divers. Le premier a eu les honneurs de la vuelta et le quatrième, « Sibarito », a été indulté.

 

Sébastien Castella : deux oreilles et deux oreilles et rabo symboliques.

Diego San Román : deux oreilles et silence.

Marco Pérez : oreille et silence.

 

La tarde a été incontestablement celle de Sébastien Castella. Bon capoteo à son premier puis puyazo en poussant droit suivi d’un second tercio qui a vu José Chacón et Alberto Zayas saluer. Le Biterrois brinda à l’assemblée avant de se faire peur lorsqu’il trébucha devant l’animal sans dégâts apparents. Avec l’accompagnement d’Opera Flamenca, Sébastien instrumenta un numéro montant vite en puissance qui fit rugir les étagères, à l’image de naturelles ciselées dans un pouce de terrain. Entière tombée. Plus tard, avec le cuarto, Sébastien s’en donna à cœur joie, d’abord avec d’excellents capotazos puis sur un quite délicieux après deux rencontres.

Palos en mains, saluts de Rafael Viotti avant une nouvelle démonstration d’entrega, d’aguante et de dominio face à un opposant qui prenait les muletazos à satiété, le colofón venant d’un mouchoir orange finalement tombé du palco…

Diego San Román a pris en premier lieu un Jandilla qui mit longtemps avant de foncer sur le cheval et pousser. Par la suite, il brinda au respectable une faena débutée genoux en terre, prenant progressivement le dessus puis finissant son labeur comme il l’avait commencé, à savoir… à genoux ! Et comme il conclut par un espadazo, il reçut les deux oreilles de la grande porte. Le quinto, du second fer, fut l’auteur d’un batacazo puis plus tard, le Mexicain entama sa faena par cambios arrodillados au centre. Avec les arpèges de Caridad del Guadalquivir, Diego se fit attraper de face sans conséquences, se lançant alors dans un âpre affrontement ponctué de cartons jaunes. Si on pouvait saluer son courage et sa ténacité, la conclusion n’était pas sans reproche, puisque après un pinchazo, l’emploi du descabello prit la forme d’un chapelet. Dommage.

Marco Pérez a vécu une tarde plus compliquée, d’abord pour ne pas être tombé sur les meilleurs. Il fit toutefois bonne figure en s’employant à tirer un bon parti d’un premier violent au cheval avant une vuelta de campana. Plus tard, après un bon second tercio de Rafael González et Hugo Stievenart, Marco brinda aux gradins une faena bien débutée par cambios au son de Mission, avec mouvements inspirés sur les deux rives puis final plus encimista couronné par demie tendida. Mais pour le Salmantino, la déception allait venir d’un ultime client. Après un début de lidia sans grande histoire puis plusieurs tandas ajustées et un brindis émouvant à Bernard Marsella, le soufflé retomba irrémédiablement pour avoir pinché à deux reprises avant entière…

Matin : Course camarguaise de l’Avenir avec Joachim Cadenas en invité, qui a d’ailleurs obtenu le trophée, tout comme la manade de Méjanes avec le taureau Corte. 

Nous y reviendrons bientôr avec plus de détails…

Photo : Daniel Chicot