Triomphe matinal de Jesús Enrique Colombo qui a indulté le toro « Arlésien », de la ganadería Margé…
Temps chaud, quasi plein. Toros de la ganadería Margé bien présentés et dans l’ensemble, donnant du jeu à divers titres. Le quatrième a eu la vie sauve.
Jesús Enrique Colombo : oreille puis deux oreilles symboliques.
Ismael Martín : saluts et oreille.
Nino Julián : vuelta et silence.
En indultant un toro de la famille Margé, Jesús Enrique Colombo a scellé son triomphe qui l’a vu repartir a hombros par la grande porte. Auparavant, avec le deuxième, le Vénézuélien avait affronté un client allant deux fois au cheval avant un nouveau partage applaudi des palos entre les trois compañeros. Brindée au conclave, la faena débuta par le haut avant de se prolonger agréablement sur les deux rives et d’être conclue par recibir. Mais c’est ensuite avec le cuarto que les choses s’emballèrent, Colombo étalant un répertoire varié, tant au capote que muleta en mains, alliant entrega et sens du spectacle, ce qui provoqua en fin de compte une demande de grâce présidentielle finalement accordée, avec deux oreilles pour le torero.
Pour sa vuelta, Jesús Enrique a été accompagné de Robert Margé à qui il avait brindé son toro et de Vincent, son gendre… Avec à la clé, un « toro de vaches » supplémentaire pour les Monteilles…
Ismael Martín était l’inédit de la troupe et d’emblée, précédé d’un préjugé favorable, avec deux largas cambiadas de réception de son premier, il annonça la couleur sur ses intentions. Après une rencontre puis une nouvelle intervention aux palitroques, Ismael brinda aux étagères un labeur séduisant dans son entame puis qui alla a menos, comme son opposant.
Reçu à nouveau par deux largas, le Salmantino instrumenta au centre, au sortir de la pique, un quite por colleras avec Nino fort applaudi. Puis il brinda à Bernard Marsella un trasteo inégal, parsemé à l’évidence de bonnes intentions, mais à la transmission par moments sur la retenue. Pour l’effort consenti et la conclusion par toutefois entière, Ismael put glisser un trophée dans son esportón.
Reste Nino pour qui c’était le grand jour, celui d’une alternative qui reste toujours une corrida particulière. Le Nîmois a été invité à saluer par le public à l’issue du paseo avant de se jeter dans la bataille face à un superbe castaño oscuro qui poussa lors de sa rencontre avec Mathias.
Il partagea ensuite les banderilles, salua avec les deux autres diestros puis après avoir reçu les trastos par son parrain, il traversa le ruedo pour aller brinder à ses parents.
Avec un toro qui s’est livré, Nino s’est montré entreprenant, mais deux pinchazos avant entière ont un peu compliqué l’affaire. Le sixième a été reçu a portagayola, Nino manifestant son envie, y compris avec les palos, notamment pour un excellent quiebro lui valant une belle ovation avant un début prometteur de faena brindée au public qui connut plusieurs passages méritoires, mais hélas, le Nîmois connut encore quelques déconvenues estoc en main, ce qui fit inexorablement retomber le soufflé. Dommage…







