Love story… (1)

 

23 mai 1962.

Calle Pureza.

En face de l’église de l’Esperanza de Triana.

Nait Emilio Muñoz Vázquez.

 

Emilio.

Torero prodige.

Début de novillero à Séville le jour de la Virgen de los Reyes de 1977.

Il a 15 ans.

 

Traje blanc et or.

Novillos d’Osborne.

Alternant avec le macareno Antonio Alfonso Martín et le colombien Jairo Antonio.

Une oreille.

 

Qui en deviendront trois le 4 septembre de la même année.

Avec la novillada d’Antonio Mendez.

Le palco lui refuse la Porte du Prince.

Comme cela avait été le cas pour Tinin en 1966.

 

Début de matador à la Maestranza le 22 avril 1979, quarante jours après son alternative de Valencia.

Paquirri de padrino, Dámaso de testigo.

Ce jour6là, Emilio n’avait pas encore dix-sept ans.

Aucun torero n’avait pris l’alternative à cet âge.

 

Pour sa présentation de matador en su tierra.

Il tue une corrida de Juan Pedro.

Accompagné du gitan de Jerez et de José Luis Feria, du Puerto.

Et coupe une grosse oreille.

 

Il revint à Séville deux fois en 1981.

Le 30 avril, il en tue trois suite à la blessure de Paquirri.

Et coupe une oreille.

Il a 19 ans.

 

Une oreille en 1982.

Le samedi de farolillos avec Manolo Vásquez et Curro.

Qui faisait son centième paseo à la Maestranza.

Emilio a 20 ans et est figura du toreo.

 

En 1983, toréant sur la main gauche, un toro de Bohórquez le blesse grièvement.

Les deux oreilles lui sont amenées à l’infirmerie.

62 actuaciones cette année-là dont l’inoubliable mano a mano à Nîmes avec Ojeda et les toros de Manolo González lors de la Pentecôte.

Il a vingt et un ans et cinq d’alternative.

 

En 1984, toca pelo avec une corrida de Torrestrella.

Et fait le paseo le vendredi de Feria avec les toros d’El Torero.

Antoñete et Paquirri partagent le cartel.

Ce sera le dernier paseo de Paquirri dans le ruedo maestrante.

 

En 1985, Emilio et Tomás Campuzano figurent à l’affiche le jeudi 25 avril.

Le jour où, prodigieux.

Juan Antonio Ruiz devient «Espartaco» en coupant les oreilles à «Faculdades», de Manolo González.

Emilio a vingt-trois ans.

 

No pasa nada en 1986, année où il abandonne provisoirement le toreo.

Il a 24 ans.

Un peu de prison en 1988 pour une sombre affaire de vente de finca.

Jusqu’à sa réapparition en 1990 pour ce qui sera sa plus grande époque…

 

A suivre…

Patrice Quiot