La Cordoue de Manolete…
«Córdoba.
Lointaine et solitaire.
Pleine lune, jument noire,
olives dans ma selle.
Bien que je connaisse tous les chemins
je n’atteindrai jamais Córdoba.
À travers les brises, à travers la vallée,
lune rouge, jument noire.
La mort me regarde
depuis les tours de Córdoba.
Aïe, que la route est longue !
Aïe, ma brave jument !
Aïe, la mort m’attend,
avant que j’arrive à Córdoba.
Córdoba.
Lointaine et solitaire. »
Chanson du cavalier (1936).
Federico García Lorca (1898/1936).
Rue Conde de Torres Cabrera :
Manolete y naît le 4 juillet 1917 au nº2-A.
Église de San Miguel :
Il y fut baptisé.
Place de la Lagunilla :
A la mort de son père (4 mars 1923), Manolete, alors âgé de 5 ans, et sa famille abandonnent la maison de la rue Conde de Torres Cabrera pour une autre plus modeste située place de la Lagunilla.
C’est là, aux limites de l’ancien quartier des abattoirs que naît sa vocation taurine. En 1951, le consortium de tourisme de Cordoue fit ériger au milieu de la place un buste dédié au matador.
Cette sculpture est une copie en bronze de celle réalisée en marbre par le sculpteur Juan de Ávalos.
Collège des Salésiens :
Il y étudia.
Campo de la Merced :
Alors qu’il s’y entraînait au début de 1936, il y fit la connaissance de l’ex matador José Flores González «Camará», son futur apoderado.
El Lobatón :
Propriété où Manolete donna ses premières passes ; elle se trouve au km 6 de la route de Castro del Río et appartenait au ganadero Don Ricardo López.
Propriété Cuevas de Artaza :
Près de Medina Azahara ; Manolete s’y entraînait.
Propriété Dehesa de Yeguas :
A Guadalcázar.
Appartenait à la famille Sánchez de Puerta ; Manolete y faisait de longs séjours.
École de tauromachie de La Venta de Vargas :
Située sur la route du Brillante, elle appartenait à Federico Vargas ; comme celles de Bujalance et de Montilla Il en fut élève et celle où il s’entraîna le plus.
Caserne de l’Artillerie :
Manolete y fut appelé sous les drapeaux.
Propriétés El Carrascal et El Alcaparro :
Les deux propriétés acquises par le torero.
El Carrascal à Hornachuelos et El Alcaparro à 19 km sur la route de Castro del Río.
Convento de San Jacinto :
Manolete, dévot de la Vierge des Douleurs, faisait des dons à la communauté religieuse de l’hôpital.
Eglise conventuelle de Saint Gaëtan :
Il fut frère majeur de la confrérie.
Cabra :
C’est ici qu’apparut pour la première fois son nom sur les affiches à l’occasion d’une novillada prévue le dimanche de Carnaval de 1933, qui à cause de la pluie fut ajournée et eut finalement lieu le 16 avril, dimanche de Résurrection, avec Juanita Cruz et Manuel Rodríguez « Palitos » au cartel.
Taverne Rincón de las Beatillas :
Siège de la tertulia taurine Manolete.
Maison de l’Avenue de Cervantès :
Le philosophe José Ortega y Gasset (1883/1955) y passa son enfance.
Manolete l’acheta à la famille Cruz Conde en 1942. Elle fut rénovée par l’architecte Carlos Saénz de Santa María, grand ami du torero.
C’est là que Manolete installa sa mère Dona Angustias, qu’on y installa la chapelle ardente et c’est de là que partit le cortège funèbre du torero.
Église de San Nicolas :
C’est dans cette église que se célébrèrent les funérailles de Manolete.
De là, le cortège se dirigea Place de la Lagunilla puis il remonta les rues Saint Paul et Claudio Marcelo jusqu’à la Promenade de la Victoire pour arriver enfin au Cimetière de Notre Dame de la Salud.
Cimetière de Notre Dame de la Salud :
Manolete y est enterré sous une statue de gisant en marbre blanc, (œuvre du sculpteur Amadeo Ruiz Olmos) depuis le 15 octobre 1951, date à laquelle son corps fut ramené du mausolée de la famille Sánchez de Puerta où il y avait été provisoirement déposé.
Maison Musée de Manolete:
A Villa del Río ; elle abrite les plus importantes archives du torero cordouan, composées d’une grande collection d’affiches, photos, pinacothèque, documents et vêtements personnels.
Arènes Los Tejares :
Manolete y toréa en de nombreuses occasions.
Aujourd’hui disparues, une plaque en commémore le souvenir.
Trophée Municipal Manolete:
Trois ans après la mort du torero, sur les propositions des aficionados, des cercles et amis du «Monstre», la Commission Municipale des Foires et Fêtes de Cordoue établit les bases pour octroyer un trophée taurin annuel dédié à la mémoire de Manolete et récompensant le meilleur torero de la feria de mai.
Sources : turismodecordoba.org.
Datos
La plaza de toros de Los Califas es la plaza de toros de la ciudad española de Córdoba. Tiene capacidad para 17 000 espectadores y está considerada como plaza de 1ª categoría.
Lances de Futuro, cuyo empresario es José María Garzón, gestiona la plaza de toros.
Su origen se remonta a 1963, viniendo a sustituir a la anterior plaza de toros de los Tejares, cuando un grupo de cordobeses fundaron una sociedad para promover su construcción.
Queda inaugurada el 9 de mayo de 1965 con el nombre de Los Califas en honor de los cinco grandes matadores de la provincia: Lagartijo, Guerrita, Machaquito, Manolete y El Cordobés.
La corrida fue en beneficio de la Asociación Española Contra el Cáncer. En dicha inauguración participaron los matadores Manuel Benítez El Cordobés, José María Montilla y Zurito, lidiando reses de Carlos Núñez…
Patrice Quiot
