Jour de fête à Garlin : Cristian González et Félix San Román sont sortis en triomphe…

 

Samedi 18 juillet, novillada des fêtes ; 1/3 d’entrée.

Six novillos de La Monte Ermita.

 

Cristian González : une oreille et une oreille.

Félix San Román : un avis et saluts et deux oreilles.

Clovis : une oreille et saluts et palmas de despedida.

 

La ganadería de Monte de La Ermita qui faisait sa présentation en France avec un lot complet n’a pas manqué ses débuts, donnant un spectacle varié et émouvant. Ensemble bien présenté, agressif de tête, harmonieux, conforme au ruedo béarnais et à son histoire glorieuse. Au moral, ils ont donné un jeu très prenant : tous encastés, sauf le dernier un ton au-dessous. Ils se sont battus au cheval et livrés par la suite ; exigeants, mais mobiles et somme toute malléables s’ils étaient consentis. Le plus brave le quatrième, le plus noble le cinquième : grand toro.

 

Un peu emprunté face au premier, Cristian González l’a abordé avec une certaine distance et trop de circonspection. Cependant la faena allant más, bien conclue par une entière, il enleva un premier trophée. C’est à son second que González fit impression face à un animal qui malgré deux gros puyazos en avait encore sous la semelle. Le jeune homme sut calmer ses ardeurs et bâtit un trasteo complet et sans heurts qu’il conclut par un estoconazo. Il gagna ainsi le droit de sortir par la grande porte.

Félix San Román est gêné par sa haute taille qui paraît lui donner un avantage considérable face au toro. Il lui faut faire oublier ce handicap que notent les tendidos. Anodin face au premier toro, il se distingua face au quatrième, un toro noble avec de la vibration qu’il consentit avec une note artistique qui lui est personnelle. Travail élégant, intéressant qui porta sur le public et conclu par une entière al encuentro d’effet rapide.

 

Toujours la même entrega chez Clovis qui a cet énorme mérite de connecter très vite avec le public. On l’aime ce jeune homme décidé et on le soutient. Oublions ses deux tiers de banderilles trop approximatifs, pour retenir un premier passage très engagé face à son premier adversaire, mal terminé à l’épée ce qui ne l’empêcha de couper un trophée. Le dernier, il est vrai, ne l’a pas aidé car il lui faut un toro vibrant et celui-ci s’éteignit trop vite : faena peu cohérente avec de bons moments mais sans continuité et un nouvel échec à l’épée. Clovis est sorti applaudi : sa personnalité faite de conviction et d’enthousiasme a conquis les cœurs.

C’était « Jour de Fête » à Garlin…

 

Pierre Vidal

Photos : Merci à Romain Tastet de http://sialostoros.fr