Corrida sérieuse qui a notamment mis en exergue les bonnes dispositions de Dorian Canton…

Chaleur, environ 4/5. Toros de José Escolar Gil dans le type, sérieux, donnant un jeu divers, âpres et exigeants la plupart, le plus souvent intéressant. Salut du mayoral à l’issue de la course. 

 Antonio Ferrera : avis partagés et silence.

Pepe Moral : saluts aux deux.

Dorian Canton : oreille et vuelta.

 

Antonio Ferrera a ouvert la séance devant un toro qui prit trois puyas puis qui imposa sa loi au second tercio, l’Extremeño ne parvenant jamais par la suite à s’en rendre totalement maître, avant d’abréger à la peine. Avec le cuarto, au demeurant du genre compliqué, Antonio ne parvint pas à s’imposer, exécutant une faena de tanteo avant de plier les gaules.

Pepe Moral est tombé d’abord sur un client coriace avec lequel, après quatre rencontres, il se battit comme un beau diable avec un succès relatif mais sans jamais renoncer, se faisant remarquer notamment sur plusieurs passages gauchers. Estocade caída. Avec le quinto, faena méritoire, le Sévillan s’attachant à trouver les gestes idoines et transmettant aux tendidos. Las, la conclusion n’a pas été totalement à la hauteur de ce qui avait précédé.

Dorian Canton a exposé en définitive, après un premier tercio générant un changement de monture après que « Laíko » ait été blessé, une torería remarquable d’envie et de technique qui lui valut l’unique trophée de la tarde, au demeurant bien mérité, après plusieurs séquences ajustées rematées par un grand coup d’épée. Avec l’ultime, le Béarnais ne ménagea pas non plus sa peine et s’en sortit finalement avec les honneurs après un combat improbable qui fit ressortir sa vaillance, son sang-froid et son autorité. Entière au second envoi. Une sortie réussie d’un diestro régional qui ce jour au Plumaçon a incontestablement marqué des points…

Photos : Bruno Lasnier

 

En matinée, Ruben Vara et un Bonnet dominent la NSP de La Madeleine…

Novillada sans picadors de la feria de la Madeleine, gradins complets à l’ombre, une heure cinquante de spectacle, soleil et température agréable.

 

Israel Guirao (blanc cassé et or), une demie, avis et salut.

Julio Aparicio (bleu et or), une entière, silence.

Rubén Vara (blanc et or), deux pinchazos et une entière, une oreille et vuelta au novillo.

Julio Martin (bleu gris et argent), un pinchazo, une entière, avis, une oreille.

 

La novillada sans picadors de la feria de La Madeleine mettait en compétition les deux élevages gersois du Camino de Santiago (Jean-Louis Darré) et du Lartet (Jérôme Bonnet). Ce sont ces derniers qui se sont montrés les plus présents avec une vuelta au troisième novillo du matin.

 

La course s’était ouverte avec Israel Guirao qui après un bon moment à la cape devait faire avec la faiblesse du premier Camino qui malgré sa grande noblesse avouait son manque de force.

 

Julio Aparicio poursuivait avec le même sang et après quelques tentatives à la cape fut contraint à une faena inintéressante pour cause de faiblesse de l’adversaire.

 

Rubén Vara, allait enfin éclairer la course. C’est le propre fils de Sánchez Vara qui hantait le callejón pour la présentation en France du garçon. Après quelques faroles lors d’un agréable tercio de cape, il banderillait son adversaire de façon courageuse et spectaculaire. Il ouvrait sa faena à genoux, poursuivant par une longue série à droite avant de prouver qu’il maîtrisait bien la main gauche.

 

Julio Martin, agréable et artiste à la cape avant de se positionner les pieds rivés au sol pour une série de quelques muletazos. On le retrouvait ensuite sur les deux mains avec quelques beaux pechos. Lui aussi repartait avec une oreille. Une sans picadors particulièrement agréable…

Le prix de l’ACOSO pour Rubén Vara

Jean-Michel Dussol – Photos Philippe Gil Mir