Belle affluence au Pesqué, avec Castaño et Montero les plus en vue…

 

Dimanche après-midi, corrida de la journée taurine des fêtes.  Casi lleno.

Desafío ganadero : trois toros de Raso del Portillo (1,2,3) et trois de Dolores Aguirre (4,5,6). Tous applaudis à l’arrastre sauf les 5èmes et 6èmes.

 

Damián Castaño : vuelta al ruedo et vuelta la ruedo après avis ;

Francisco Montero : ovation après deux avis et vuelta al ruedo après avis.

Cristian Perez : silence après deux avis et silence.

 

Prix au meilleur picador à Pipi Aguado pour sa prestation au second toro.

 

Le banderillero Candela a salué au second toro.

Bonne brega de Merenciano au sixième.

 

Très belle entrée au Pesquet, une des meilleures de l’histoire des arènes béarnaises : on a frôle le lleno total. Il faut noter que Mont-de-Marsan avait programmé à la même heure un lot de Victorino Martín. C’était une rude concurrence et les organisateurs trouveront dans cette réponse populaire un motif de satisfaction. A noter aussi la présence de nombreux aficionados espagnols venus en bus de Madrid, Bilbao, Burgos, etc. Orthez a donc un véritable rayonnement.

Deux lots de belle présentation avec un gagnant, l’outsider : les trois de Raso del Portillo très harmonieux, avec un trapío généreux mais pas exagéré et bien défendus. Au moral, ils allèrent à la pique chacun à trois reprises en partant de loin et poussant sous le peto. Par la suite, les Raso défendirent leur peau loyalement, donnant des options aux coletudos qui n’ont pas saisi ces opportunités.

Impressionnants à leur sortie par leur hauteur et par leur longueur, pas toujours bien défendus, les toros de Dolores applaudis à leur sortie ne donnèrent pas le jeu espéré. Le cinquième, garbanzo negro de la course, se réfugia aux planches sans velléité de quitter cette querencia.

Côté torero, ce fut la soirée des occasions perdues en raison d’un manque de réussite à l’épée. On a vu cependant la maturité de Damián Castaño qui a ouvert brillamment les débats. Bonne faena allurée et maîtrisée conclue d’une entière. Comme le Salmantino ouvrait le bal, la pétition resta minoritaire. Il partit pour une vuelta très fêtée. Faena méritoire face au premier Dolores qu’il sut faire rompre et domina, mais son échec à l’épée empêcha toute récompense. A l’aise dans ces contextes rugueux, Castaño n’a pas dérogé à sa réputation à Orthez où il faisait sa présentation.

On le sait, Montero est un type à part et il est à Orthez, où il prit son alternative, comme à la maison. Beau travail face à l’excellent second de Raso del Portillo. Faena classique (mais oui) qui connecta avec le public, donnée sur un rythme lent face à un adversaire de qualité qui pouvait lui apporter un de ces succès qui donnent le coup de pouce nécessaire dans un environnement compliqué. Hélas, Francisco pêcha lui aussi avec l’épée qui lui coûta les lauriers promis. Face au cinquième, manso perdido, collé aux planches d’emblée, il se la joua véritablement sans toucher le respectable qui ne pouvait mesurer cet effort réel, mais effectué dans un espace trop réduit. Il tua d’une entière et fit une vuelta en partie protestée.

Enfin, de Cristian Perez peu de choses à dire : le jeune homme est passé à côté du troisième ; un Raso qu’il n’a pas consenti. Peu d’entrega par la suite, mais une bonne estocade finale (cela de suffit pas non plus).

En résumé, une tarde pesante, angoissante parfois en raison du sérieux de l’ensemble qui aura donc plu à l’aficionado, mais frustrante aussi pour le grand public car l’épée aura privé les toreros de ces récompenses qui font les tardes triomphales.

Pierre Vidal

Photos Roland Costedoat (Photo du haut : toro de Raso de Portillo)

 

Matin. Plus de 1/2 arène. Novillos de « El Palmeral ». Tous applaudis à l’arrastre ; pétition de vuelta pour le 3ème.

 

MARIO VILAU, ovation après avis et oreille avec pétition de la seconde.

⁠SALVADOR HERRERO, silence après avis et silence.

 

Beaux débuts en novillada piquée de la ganadería « El Palmeral » qui se situe à quelques kilomètres de la cité béarnaise. Une origine Atanasio Fernández et Conde de la Corte : le bétail provient directement d’Espagne de l’ancien élevage d’Antonio Ordóñez (issu d’Atanasio Fernández). On se souvient que le maestro de Ronda qui organisa une corrida au Pesquet était un grand ami de l’actuel ganadero Olivier Martin. C’est ainsi que cet encaste devenu rare est sorti conforté de cette première.

L’ensemble sérieux de présentation, long, haut, armé, a pris douze piques au total en partant de loin, mais sans pousser excessivement. Il s’est laissé aborder par la suite à condition de le consentir. Ce qui fut le cas notamment du troisième.

 

Mario Vilau a montré une fois encore qu’il était puesto et décidé. Un peu en dedans de ses capacités à son premier passage, avec plus d’entrega face au troisième, le meilleur de la matinée.  Estoconazo et une oreille pour l’engaement de ce novillero puntero.

 

Nettement en dessous, Salvador Herrero trop vert pour ce genre de rencontre. Il a fait face avec dignité et on mettra à son crédit de beaux passages au capote, mais il fut nettement en dessous de son second adversaire et les tua avec difficulté.

Le prix au meilleur picador a été déclaré desierto.

Pierre Vidal

Photos : Philippe Gil Mir