Bons Pagès-Mailhan et succès de Carlos Olsina et Samuel Navalón…
Saint Vincent de Tyrosse, Corrida des fêtes. Casi lleno.
6 Toros de Pagès-Mailhan
Álvaro Lorenzo, ovation et saluts et ovation et saluts après deux avis.
Carlos Olsina, deux oreilles et vuelta al ruedo.
Samuel Navalón, silence après avis et deux oreilles.
Une minute d’applaudissements après le paseíllo en mémoire d’Alain Lartigue qui fut le gestionnaire des arènes et pour les soldats du feu.
Sous la couverture rafraîchissante des grands platanes qui protègent les coquètes arènes Marcel Dangou, et devant une belle chambrée, les toros de Pagés Maillhan ont permis de passer une agréable tarde. Présentés comme il se doit pour une arène de ce type, harmonieux, armés courts mais pointus, le lot, absent sous la pique, a donné par ailleurs de belles satisfactions permettant aux toreros de s’exprimer et au public de vibrer. Beaucoup de noblesse, de la mobilité avec une vraie capacité à répéter en humiliant souvent avec de la classe, le lot aura fait bonne impression. Les meilleurs : le second, cinquième et sixième qui avaient plus de transmission.
Álvaro Lorenzo n’a pas eu le meilleur lot, c’est vrai, mais avec ses deux opposants il y avait cependant de quoi faire. Peu centré lors de son premier passage, il montra qu’il avait du métier, mais sa prestation a pêché par manque d’entrega. Une entière qui lui valut de saluer. Le quatrième lui donna du fil à retordre. La faena d’Álvaro qui avait pourtant ses avantages ne toucha le conclave que de manière épisodique, lors de belles tandas à gauche notamment. Une entière transperçante le priva de tout espoir de récompense.
Carlos Olsina a marqué un point important hier à Tyrosse. Face à une crème de chez Pagès Mailhan – mais on sait qu’il est difficile de s’imposer face à un bon toro – il fit étalage de ses qualités dans un registre classique en refusant les effets faciles, optant pour la voie du toreo profond, artistique. Il manie la cape avec élégance – on mettra en évidence son quite par chicuelina. A la muleta, il eut de très bons moments à gauche, notamment face à ses deux adversaires qu’il conduisit dans un bon tempo. Il tua le premier d’une entière basse. Il fut encore plus « a gusto » face au cinquième, mais se fit durement sécher en fin de faena par excès de confiance. Sonné, il revint pour en terminer par un vilain bajonazo. Pas d’oreille, mais une vuelta très fêtée. Trop peu cité en France et notamment dans le Sud-ouest, Carlos a montré qu’il méritait mieux (et plus) et le public l’a plébiscité.
Enfin, Samuel Navalón absent lors de son premier passage s’est totalement justifié par la suite face au sixième vibrant dans sa noblesse. Samuel vit immédiatement les bénéfices à tirer de la situation : Faena très complète donnée des deux côtés qui s’est terminée par cercanías ; un terrain où le valencien est particulièrement brillant. Circulaires inversées, manoletinas changées, longs pechos ; ce fut un festival qui fit rugir les gradins. Une entière conclut l’ouvrage et une double récompense lui ouvrit la grande porte en compagnie de Carlos Olsina…
Pierre Vidal – Photos : Bertrand Caritey
En matinée, silence pour Julio Martin.
Quant à Esteban Navarro, applaudissements puis autres applaudissements avec le troisième, le jury lui a décerné le trophée Claude Verdier. Quant au prix de l’ACOSO, il a été partagé entre les deux novilleros.
Vuelta al ruedo au troisième et belle ovation envers le ganadero Jean-François Majesté…
Photos : Philippe Gil-Mir





