Sortie a hombros de Morante, Manzanares et Palacio…
Vendredi 7 août. Corrida de Candiles, nocturne. Toros de Cayetano Muñoz assez discrets de tamaño et armures, nobles la plupart, plus compliqué le 4.
Morante de la Puebla : oreille et oreille.
Manzanares : deux oreilles et silence.
Aarón Palacio : deux oreilles et oreille.
Morante a ouvert les débats avec un burraco et a signé d’emblée plusieurs clichés pour collectionneurs. Le bicho alla ensuite renverser la pièce montée après qu’Ángel Rivas ait loupé l’impact, tout cela compensé par une seconde mieux instrumentée. Morante inquiété sur le quite, second tercio applaudi puis accueil à la muleta par le bas dans le style maison. Redondos templés, musique, lenteur, toro noble, limite soso, banderillero soulevé sans mal, entière et oreille. Morante a été ensuite appelé à s’envoyer le troisième burraco de la soirée, inquiété au capote par une charge peu claire. Piqué sans être placé, le bicho chargea sur la lancée en provoquant la chute du groupe équestre. Deuxième sans style, tout comme le tercio de banderilles qui a suivi, vuelta du toro en début de faena qui baissera ensuite de ton, donnant peu d’importance aux sollicitations de celui de La Puebla. Ce dernier s’arrima, tirant quelques muletazos valeureux au goût de l’assistance… encore plus de celui qui envoya une saeta ! Entière et oreille, s’assurant ainsi d’accompagner ses deux compañeros a hombros…
Manzanares alla en découdre avec un negro sorti avec fougue. Première – et unique – pique poussée, second tercio sans histoire et début en douceur avant derechazos bien cadencés. La suite au son de Manolete transmit à l’assistance, l’Alicantino se faisant remarquer par mando, poignet et ceinture. Manzanares a bien pris la mesure d’un bicho de haute noblesse, l’auditoire répondant par de vibrants olés avant entière tendida puis descabello. Deux oreilles. Il a pris un quinto monopiqué qui lui chercha quelques noises, mais un peu plus tard, la faena allait prendre des reliefs donnant des couleurs plus acceptables, l’Alicantino ne ménageant pas sa peine dans son style coulé, grâce aussi, c’est à noter, à un adversaire étalant une noblesse de premier plan. Las, une épée de gendarme est venue ternir l’impression d’ensemble, d’autant plus qu’il lui fallut deux autres tentatives plus un coup de verdugo pour coucher son opposant. Dommage. Silence.
Aarón Palacio, jeune diestro de Saragosse, n’a pas trainé pour emballer la séance. En effet, il a reçu son client – autre burraco – par quatre largas arrodilladas en disant long sur ses ganas. Excellent quite après monopuyazo, banderilles applaudies puis brindis au respectable. Début agenouillé portant sur les gradins, musique, la suite à l’avenant sur les deux mains, le toro ayant toutefois tendance à baisser progressivement de ton. Entière au second envoi. Deux oreilles. Bon capoteo de réception de l’ultime avant monopique suivie par une poursuite du bicho qui rattrape la monture dans la foulée. Brindis à Morante et début en imprima nt la bonne cadence, Aarón templant les muletazos sur la rive droite avant de rapprocher les distances sur la zurda. Bel effort avec variété du répertoire générant l’émotion. Quasi entière au second envoi. Oreille.
(Copies d’écran)





