Triomphes de Sébastien Castella, El Rafi… et l’empresa !

 

No hay billetes. Temps chaud. Deux toros de Fermín Bohórquez pour le rejón (1 et 5) et quatre de Núñez de Tarifa inégaux de bravoure et de jeu, mais avec de notables possibilités.

 

Léa Vicens : saluts et oreille.

Sébastien Castella : oreille et deux oreilles.

El Rafi : oreille et deux oreilles.

 

Léa Vicens perdit du crédit à son premier à cause d’un échec au moment de conclure, mais avec son second, lidié en cinquième position en raison d’une inversion de l’ordre afin de permettre à Sébastien Castella d’être hospitalisé afin d’y être opéré de sa main gauche sans tarder, elle s’est rattrapée. En effet, la Nîmoise, se montra entreprenante avec plusieurs montures, transmettant ses ganas à l’assistance avec des passages remarquables avant d’obtenir un trophée malgré quelques longueurs dans l’épilogue. Rendez-vous à Béziers pour le 15 août pour un mano a mano très attendu…

Sébastien Castella a connu une tarde accidentée. En effet, avec son premier, le Biterrois se fit applaudir au capote avec un bon puyazo puis muleta en mains, il puisa dans sa technique pour maintenir l’intérêt jusqu’au bout. Entière au second envoi, Sébastien se dirigeant rapidement vers l’infirmerie suite à une profonde entaille à la main gauche. Comme mentionné plus haut, il en ressortit pour avancer son deuxième combat avant de se diriger vers l’hôpital. On notera le pundonor du maestro qui malgré sa blessure a pris le temps de faire les choses en grand professionnel, avec temple et suavité, avant d’en finir d’une épée caída d’effet rapide lui valant les oreilles de la grande porte qu’il ne pourra pas hélas franchir…  

 

El Rafi avait été déjà vu mardi dernier à son avantage à Châteaurenard et surfant sur une vague positive depuis quelques temps, son étape vauverdoise allait valider cette bonne passade. D’abord avec son premier où il se distingua au capote avant deux piques puis un second tercio à sa charge fort applaudi. Par la suite, faena complète, bien menée, agrémentée par une touche personnelle au goût de l’auditoire, le tout conclu par une épée d’école au troisième envoi.

Avec l’ultime, il tomba sur un toro dont les charges nobles avec lesquelles il s’accorda furent à l’évidence très bien reçues par un public qui l’a soutenu à fond pour un bel effort qui lui valut deux oreilles chaleureusement fêtées après une violente voltereta qui a provoqué un court moment de susto. Apparemment, plus de peur que de mal.

 

Pour lui, un sympathique final a hombros bien en phase avec ses dispositions du moment. Encourageant, bien sûr, tout autant que le no hay billetes pour l’empresa… Olé !

(Demain, retour sur les triomphes de Victor à Parentis et de Mario Vilau à Millas…)