En attendant l’éclipse…
Mercredi, première de féria. Lleno. 6 toros de « El Freixo ».
Daniel Luque : silence et une oreille
Borja Jiménez : silence et une oreille
Marco Pérez : silence après avis et silence
Le paseo a été retardé d’une heure en raison de la canicule.
Sur les gradins on était plus préoccupé de l’éclipse à venir et de la canicule ambiante que de ce qui se déroulait en piste, c’est sans doute ce qui a fait que la mayonnaise n’a pas véritablement pris. De plus, la corrida du Freixo, propriété du Juli, n’a pas donné le résultat attendu vu les sorties précédentes. Bien présenté et homogène, le lot noble dans l’ensemble a manqué de cette transmission, cette chispa nécessaire à la réussite du spectacle.
Daniel Luque est comme à la maison sur cette piste dacquoise. Le torero de Gerena a les moyens de s’imposer devant toute sorte d’opposants. On mettra en avant son second passage bien ficelé qui lui permettra de bâtir un ouvrage cohérent, élégant, avec du goût qui séduira le public. La faena alla de menos à más et se conclut par un estoconazo justement primé par une oreille. Il avait bien tué le précédent.
Borja Jiménez n’est plus animé par cette foi, cette entrega qui enthousiasmait ses premiers dévots (andalous pour l’essentiel). Son travail a manqué d’âme à ses deux passages, répétitif dans ses manières et manquant d’engagement dans son ensemble. Il alla à son second passage à puerta gayola puis tenta un recibir et un tiers de lame suffit à coucher l’animal, ce qui lui permit d’obtenir le trophée.
La déception du jour vint du jeune Marco Pérez qui faisait sa présentation dans ces arènes dacquoises. Il ne sut convaincre le public malgré la facilité de son toreo : du rythme certes, mais peu d’engagement et un manque de conviction qui a sauté aux yeux du « respectable », l’épée basse à son premier passage et trasera par la suite ne fit pas oublier le reste. Il y eut des sifflets isolés…
Pierre Vidal – Photos : Bertrand Caritey



