Sortie a hombros de Sébastien Castella et David de Miranda à l’issue d’une corrida d’El Parralejo très inégale…
Temps chaud, 2/3 environ. Corrida zapatista. Six toros d’El Parralejo inégaux de présence et de comportement, les 4 et 6 se sauvant de la quema.
Paseo sur l’air de Carmen interprété par Frédéric Cornille puis La Marseillaise reprise par le public. Ensuite, le Biterrois a été invité à saluer, ce qu’il a fait en invitant ses deux compañeros à le rejoindre.
Sébastien Castella : silence et deux oreilles.
Alejandro Talavante : silence aux deux.
David de Miranda : silence et deux oreilles.
Il faisa it très chaud lors de cette tarde d’ouverture sur le Plateau de Valras, certes, mais ça n’a pas empêché le public de vibrer lors des deux faenas qui ont dominé les débats. Car il faut bien le dire, sans ces deux morceaux de bravoure dans deux styles différents mais avec la même détermination, le reste, à de rares moments près, a rarement mérité la mention. La faute principalement au bétail car la plupart de ce lot n’avait ni les jarrets, ni la combativité, ni la bravoure pour faire chavirer le cirque…
Comme quoi, en définitive, tout arrive à qui sait attendre. Car après une première partie soporifique, pourtant prometteuse dans son prologue avec un geste assez rare chez Sébastien Castella sous la forme d’une réception a portagayola, suivie de gestes méritoires et d’un brindis à l’artiste Domingo Zapata qui a assuré la déco du rudeo, les choses se sont assez rapidement diluées à cause de son opposant qui a baissé assez rapidement.
Pour sa part, Talavante n’a pas dansé avec les plus belles et malgré quelques éclairs, on ne peut pas affirmer que ses deux prestations laisseront un grand souvenir alors que son parcours récent laissait espérer mieux. Pas plus que celle de De Miranda à son premier qui à son tour n’est pas tombé sur ce qu’on attend d’un toro bravo.
Mais il y eut le reste et en premier lieu, un Sébastien Castella qui visiblement n’était pas venu dans son jardin pour y planter des salades ! Face à un joli castaño oscuro et après deux rencontres furtives puis une vuelta de campana, Sébastien brinda à l’assistance ce qui allait constituer le plat de résistance sorti d’un trois étoiles.
D’abord deux cambios au centre comme prélude à une faena variée sur les deux bords et ajustée qui transmit sur les étagères, avec le tout couronné par une entière a recibir d’effet immédiat qui fit exploser le cirque.
Si on se disait alors qu’on avait été récompensé de notre attente, on eut droit en fin de programme, après le traditionnel « Se Canto », à un moment générant d’autres émotions avec un autre bon toro. Ayant brindé sa première faena à Sébastien, David de Miranda, pour sa présentation en Biterre, avait aussi visiblement des choses à dire et il s’y est employé en mettant en exergue ses qualités soutenues par un public à qui il a su transmettre ses ganas après lui avoir brindé sa faena.
Un ouvrage compact avec final encimista supérieur qui fit encore grimper la température – décidément… -, une entière tombée au second envoi n’entamant pas l’alegría des gradins. Inutile de dire que la sortie conjointe sur les épaules des costaleros a généré un final des plus sympas…






