Quatre oreilles pour terminer la feria…
Cinquième et dernière corrida de feria, arènes combles, température agréable avec le retour du soleil en fin de course, deux heures trente de spectacle. Six toros de Lagunajanda, bien présentés, aux robes colorées, braves et pétris d’une noblesse piquante, tous deux piques, prises avec bravoure. De 512 à 560 kilos sur la balance de l’éleveur.
David Galván (tabac funèbre et or) au premier, une entière, une oreille ; au quatrième, une entière, une oreille.
David de Miranda (rose et or), au deuxième, un entière, une oreille, au cinquième, une entière et sept descabellos, silence.
Tristan Barroso (bleu et or), au troisième, un pinchazo, un quart de lame, une entière, avis, salut et ovation ; au dernier, une entière et un descabello, avis, une oreille.
Présidence : Bastien Roulier, assesseurs, Nathalie Neaume et Frédéric Saussez.
Dax a retrouvé son succès habituel avec une course qui se termine avec quatre oreilles dans la balance… Et un triomphe mérité de David Galván.
Il faut dire qu’il avait pioché son lot dans un vivier de Lagunajanda, parfaitement présenté, aux robes dans un dominante « colorada » Tous manifestèrent une belle noblesse et une bravoure, certes pas exceptionnelle mais très honnête. Très classiquement après avoir brindé au président Eric Darrière, il commence par une série de passes de châtiment avant d’enchaîner à gauche de longues séries composées de muletazos interminables très lents avec une muleta très basse. Cette faena parfaite baissera en intensité sur sa fin, se rattrapant par un magnifique coup d’épée. A son retour, on le retrouvera sur un registre identique avec beaucoup de classe et soudainement il accélère le rythme, apparaissant tel un belluaire face à un auroch.
Au cours de cet après-midi, le maître incontesté du temple sera David de Miranda qui chaque fois a toréé avec lenteur et profondeur, mais trop confiant avec son premier adversaire, il payera cette attitude par une cruelle voltereta.
Il ne pourra conquérir une seconde oreille à son retour, le toro se déboîtant une patte avant en milieu de faena.
Beau succès populaire pour Tristan Barroso qui salue sous une immense ovation après on premier combat, passant à côté de l’oreille en raison de sa mise à mort. Il avait brindé ce premier toro au maestro Enrique Ponce. On aura apprécié le garçon à la cape ou chaque fois après une série d’une dizaine de véroniques parfaite, il poursuivait dans le registre de chicuelinas spectaculaires. Il terminera sa sortie à Dax par une véritable danse avec le dernier toro, projetant la tauromachie dans une dimension inhabituelle. Il coupera la dernière oreille du cycle dans une ferveur populaire débordante.
Une feria qui se termine en beauté, de quoi satisfaire toute l’aficion…
Jean-Michel Dussol – Photos Bertrand Caritey
NDLR : En matinée, devant des arènes bien garnies, et face à des toros de Benítez Cubero inégaux de comportement, applaudissements et oreille pour Andy Cartegena, saluts et oreille pour Léa Vicens et saluts et vuelta pour Guillermo Hermoso de Mendoza. On y reviendra demain…





