Roca Rey en dessus du lot dans une plaza de Vista Alegre où a été affiché le «no hay billetes» …

 

Avec une entrée historique, cette corrida a été marquée à la fois par le manque de caste et de forces de la plupart des toros de Victoriano del Río et par la torería d’Andrés Roca Rey, le Péruvien mettant les gradins en ébullition en justifiant totalement son rang…

 

Diego Urdiales : saluts aux deux.

Alejandro Talavante : silence aux deux.

Andrés Roca Rey : oreille et oreille.

 

Si la fréquentation a constitué la grande satisfaction avec la prestation de Roca Rey, on ne peut pas en dire autant du résultat à cause d’un lot décevant.

 

Diego Urdiales a été ovationné pour sa grande tarde de l’année précédente, une sympathique attention qu’il a tenu à partager avec ses deux compañeros, mais il n’a pas retrouvé ce jour autant d’options pour réaliser le même niveau de partition face à deux opposants dont les forces étaient loin d’être leur principal atout…

 

Alejandro Talavante n’eut guère de possibilités de se montrer sous son meilleur jour avec des adversaires dépourvus de race, peu susceptibles de créer l’émotion.

 

Malgré les conditions énoncées plus haut, auxquelles il convient d’ajouter quelques caprices d’Eole, Roca Rey a donc relevé le débat au point qu’après son premier combat, brindé aux gradins, de nombreux mouchoirs blancs étaient brandis pour demander une seconde oreille, Matías restant insensible à cette pression populaire.  Avec l’ultime, Andrés se signala encore par un trasteo, brindé à nouveau à l’assemblée, tout à fait méritoire face à un animal qui lorgnait vers les planches. Roca fit encore un bel effort avec comme colofón une entrée a matar en se séparant de sa muleta…

Photos : Philippe Gil Mir