Triomphe de Christian Parejo qui a coupé quatre oreilles sur les deux toros combattus…
Il y a des jours comme ça où tout vous réussit et ce samedi à Boujan, non seulement Christian est reparti a hombros avec quatre oreilles dans son esportón mais en outre, il a appris son incorporation, par le biais d’une substitution, dans un cartel pour la prochaine Feria de Otoño de Madrid, en remplacement de Mario Navas.
Comme quoi jeudi dernier dans les arènes de la capitale, l’oreille coupée à un Pedraza ajoutée à la bonne impression générale laissée ce soir-là ont incontestablement pesé dans la balance. Le 2 octobre, il lidiera des toros d’Alcurrucén aux côtés de Diego Urdiales et Fortes…
Corrida Charra. Toros de Tardieu frères, Jalabert, Margé puis Malaga (3bis) et Chaubet, bons dans l’ensemble à divers titres, renvoyé le Margé pour s’être invalidé, meilleur le Chaubet qui a eu les honneurs de la vuelta.
Pour ce qui est de cette corrida de ce samedi donnée par beau temps dans une arène occupée à environ ¾ de sa contenance, on peut avancer sans trop risquer d’être contredit qu’elle a été entretenue. Avec un grand gagnant, Christian Parejo, qui ce jour a confirmé par ses ganas et une certaine aisance technique un potentiel à présent bien étayé.
Dans cette confrontation qui l’opposait au maestro mexicain El Payo, les deux ont étalé une belle entrega et franchement, si ce n’avait été un échec aux aciers à son second bis, on aurait pu raisonnablement penser que le duo aurait quitté l’arène côte à côte.
Cela dit, ça n’enlève évidemment rien à la bonne prestation du protégé de Tomas Cerqueira qui a exposé un répertoire varié lors de de passages pour le moins talentueux.
A noter le fait qu’El Payo a vu son second opposant, de Margé, ne pas durer longtemps dans le ruedo car sa corne gauche a été brisée à la base, ce qui contraignit logiquement le président à sortir le mouchoir vert.
On soulignera donc que sur la lancée est sorti à sa place un superbe exemplaire de Malaga, avec pas mal de bois, une carrosserie de catégorie et face à lui un torero décidé mais sans trophée à cause du piètre maniement de la ferraille – entière au quatrième envoi.
Ganadero et apoderado très attentifs…
Quant à Christian, il a reçu en second lieu, après l’oreille obtenue face à un exemplaire des frères Tardieu, un toro de Raphael Chaubet qui fermait la marche et qui a fait quasiment l’unanimité lorsqu’un mouchoir bleu est tombé du palco. L’histoire est d’autant plus belle qu’il s’agissait avec ce «Novillero 1» du premier toro sorti dans une corrida. Comme me l’a confié l’éleveur à l’issue de la course, il aura donc attendu trente ans avant de sortir un toro en corrida ! C’est bien pourquoi on peut avancer que pour un coup d’essai… ce fut à Boujan un coup de maitre ! Peut-être vous demanderez-vous comme moi pourquoi un toro peut porter un tel nom, eh bien d’après son éleveur la raison en est simple, Raphael a toute une rame dont les produits sont nommés uniquement avec des termes taurins…
Demain dimanche, deuxième volet de cette Feria des Vendanges Internationale avec pour la tarde le gala Christian Coll où vous pourrez retrouver notamment… Christian Parejo ! Qui s’en plaindra, d’autant plus qu’il sera entouré de trois jeunes maestros aux dents longues. Avec en matinée – gratuite – la tienta de l’école taurine biterroise…







