Yiyo insolite et mortifère…
Dans une chronique publiée dans le journal salmantin « la Glorieta », le journaliste Paco Cañamero révèle une anecdote inconnue à ce jour et que l’on a du mal à réaliser 41 ans après
« Il y a quelques jours, je montrais une célèbre photo d’Antoñete, accompagné de ses peones Martín Recio et Montoliú, arrivant aux arènes d’Almería pour toréer le lendemain de la cornada mortelle de Yiyo, tous portant un ruban noir en signe de deuil. Cette image bouleversante montre la réalité de la vie.
Mais il existe une photo encore plus tragique, prise la veille au soir, profondément chargée de tristesse. Elle a été prise au moment où le corps quitte l’infirmerie de Colmenar Viejo en direction de l’appartement familial de Canillejas. À peine le voyage commencé, dans une Seat 1.500, alors que le corps sans vie du malheureux torero était visible, accompagné de son père et de son apoderado, la voiture est tombée en panne d’essence et a dû s’arrêter à la première station-service trouvée.
Dans le cortège de voitures qui suivait le véhicule funéraire voyageaient plusieurs proches et journalistes, parmi lesquels José Luis Mondelo, célèbre photographe de l’Agence EFE. En observant la scène, il est descendu de son véhicule et a pris ce cliché qui, le lendemain, a fait la une de nombreux médias. Sans aucun doute, une photo saisissante qui montre toute la douleur de la mort au cœur d’une situation d’urgence… »
Jean Charles Roux

