No matarás… (2)

 

On acclama Juan à Arles le 3 juillet 1960, on le bouda à Nîmes le 5 août 1962 et il annonça sa retirada en 1963 pour rentrer au couvent de Caleruega dans la province de Burgos, à 843 bornes de chez lui ; couvent auquel dit-on il confia les gains substantiels qu’il avait acquis sur le sable des arènes avant de prendre «el sayal blanco de la orden de Santo Domingo» qu’il revêtit le 30 août 1964.

« La gente iba en peregrinación ; recuerdo a un hombre enfermo que había llegado desde Palma y me dijó que se tenía que confesar conmigo porque yo era un santo, como si yo fuera San Martín de Porres. »

La chose monacale dura un an ; il quitta le froc et les sandales pour renfiler l’habit de luces et rechausser les zapatillas en réapparaissant le 27 mars 1966 à Lisbonne.

« Su retorno a los ruedos vino signado por el mismo éxito que le había venido acompañando en su etapa anterior, como queda patente en los cincuenta paseíllos que realizó durante aquella temporada de su reaparición. »

Juan ouvrit la Porte du Prince le 16 avril 1967, y recevant una cornada de caballo digne du : «Ainsi parle l’Éternel: Ta blessure est grave, ta plaie est douloureuse» de Jérémie – Concept des Versets -30-12.

Mais trop souvent blessé, il passa ensuite un peu à travers ; alors sur les conseils de son apoderada Lola Casado, la fille de «Fatigón», qui succéda à son père « al frente de plazas como Algeciras, Sanlúcar de Barrameda, Antequera, Olivenza, Zafra o Jerez de los Caballeros » en 1969, il décida de se retirer définitivement du drôle de monde des toros et, pour la remercier, Juan épousa Lola.

Il se prit de goût pour les belles bagnoles, les motos et la bonne gamelle: « Hace poco gané un premio de belleza y mecánica en el concurso Entusiastas del Club Rolls Royce en Inglaterra. Es una afición cara, por el mantenimiento de estas joyas. En agosto acudiré a otro en Estados Unidos. También soy un amante de la Harley y en marzo acudo a una convención que se celebra todos los años en Florida. Otra afición es la buena mesa, acudo a restaurantes como El Bulli, que es muy bueno ».

Juan habita Mexico, Barcelone, Paris et fit un peu de cinéma avant de retourner dans son Andalousie natale, élisant domicile à Sanlúcar La Mayor où il mourut le 5 janvier 2023 deux jours avant de célébrer son quatre-vingt-huitième anniversaire, ayant dans son office où il occit beaucoup quelque peu boulégué le verset «Tu ne tueras point» de l’Exode 20-13.

Datos

Juan García Jiménez « Mondeño », né le 7 janvier 1934 à Puerto Real dans la province de Cadix (Communauté autonome d’Andalousie ) et mort le 5 janvier 2023.

Le commandement «Tu ne tueras point» est le cinquième des dix Commandements selon les traditions juive et catholique ; le sixième selon les traditions orthodoxe et protestante…

Patrice Quiot