Au tableau d’honneur de samedi, Sébastien Castella et Manzanares pour la tarde et le novillero Victor le matin…
Samedi 19 septembre après-midi, beau temps, arènes presque pleines. Toros de García Jiménez, le 3 d’Olga Jiménez, même maison, au comportement varié.
Corrida présidée par Macarena de Pablo Romero, présidente de la Maestranza, plus appréciée des aficionados que du grand public.
Sébastien Castella : oreille et oreille.
Manzanares : silence puis deux oreilles.
Tomás Rufo : saluts et silence.
Avant la sortie du premier toro, la terna a été appelée à saluer.
Sébastien Castella est reparti a hombros par la porte des cuadrillas après deux prestations honorables. Face à son premier qui sortit avec du gaz, le Biterrois se distingua par une faena débutée par statuaires qui ne manqua pas d’allure, Sébastien se signalant notamment sur la rive gauche. Entière au second envoi et première oreille. Avec le quatrième qui donna quelques signes de faiblesse, Castella l’entreprit avec une certaine douceur et raccourcit les distances dans un exercice en terrain réduit. Après entière, autre oreille, celle de la sortie a hombros.
Manzanares attaqua son premier par des gestes suaves au capote puis la faena tourna autour de muletazos adaptés aux conditions d’un animal aux forces limitées, entre esthétisme et soins appropriés. Entière tombée. Ce fut nettement plus convaincant avec le quinto, à nouveau bien reçu au capote, mais surtout à la muleta avec laquelle, face à un toro de belle noblesse, l’Alicantino put exposer une tauromachie ajustée, templée et qui a porté sur les étagères avant une lame a recibir.
Deux oreilles qui n’ont pas entrainé pour autant chez José Mari l’envie de sortie a hombros…
Tomás Rufo perdit le bénéfice d’une première faena comprenant plusieurs séquences magistrales à cause d’une conclusion malheureusement loupée. Dommage.
Avec l’adversaire qui boucla les hostilités, le maestro de Pepino se fit surprendre capote en mains, se tirant bien d’une affaire mal engagée.
Par la suite, Tomás afficha une certaine détermination, sans pouvoir néanmoins réussir le desquite face à un opposant parado dont il se défit d’une entière tombée…
Photos : Daniel Chicot
En matinée, sortie a hombros de Victor…
Samedi 18 matin. Beau temps, ¼ d’arène environ. Novillos de Hermanos Sandoval inégaux de forces et de comportement.
Mario Vilau : oreille et vuelta.
Victor : vuelta et deux oreilles.
Manuel Quintana : saluts et silence.
Venu remplacer Clovis, le jeune Saintois Victor a su profiter de l’aubaine de tomber sur les qualités de son second adversaire pour étaler sa torería faite de verticalité, de pureté, de temple et d’un répertoire varié. Et comme il le coucha du premier coup, les deux appendices de la sortie a hombros sont tombées du palco. Auparavant, Victor eut affaire à un novillo compliqué qui afficha sa mansedumbre. Le Saintois put toutefois tirer quelques séquences méritoires avant d’en finir à la peine avec les aciers. A noter que Mehdi Savalli et Hugo Stievenard ont salué au second tercio.
Mario Vilau a reçu son premier a portagayola pour bien affirmer ses prétentions justifiées par la suite par sa volonté de prendre le dessus sur un opposant vite arrêté. Son obstination à bien faire les choses a été récompensée par une oreille. Par la suite, le Catalan alla encore recevoir son Sandoval a portagayola. Face à un client dont les forces n’étaient pas la qualité première, le piètre potentiel de son novillo l’empêcha d’aller plus loin qu’un succès d’estime lors d’une vuelta.
Manuel Quintana revenait dans les ruedos après sa blessure de Villaseca. Après un bon capoteo de réception à son troisième, les choses se sont un peu compliquées à la muleta dans la mesure où son opposant aux forces justes a dû être ménagé avec la flanelle, le Cordouan ayant fait l’effort de s’en sortir à son avantage. Avec l’ultime, qui ne tarda pas à exposer son penchant pour la défensive, Manuel fit un nouvel effort sans toutefois d’option de triomphe…











