Pour la clôture, sortie a hombros d’Adriano et El Rafi. En matinée, de Marco Pérez au terme de son encerrona…

 

Tarde : beau temps, demi-arène environ. Toros de Fuente Ymbro bien présentés et inégaux de comportement, la plupart donnant du jeu.

 

Juan Leal : saluts et oreille.

Ariano : oreille et oreille.

El Rafi : oreille et oreille.

 

Juan Leal entama les débats avec le garbanzo negro de l’envoi. Il afficha sa légendaire vaillance face à un adversaire qui se collait lors d’une faena brindée à Christian Le Sur, étalant des intentions douteuses à deux doigts de coûter cher à l’Arlésien jusqu’à l’entrée a matar. Il tomba ensuite sur un opposant plus maniable avec lequel il put se montrer à son avantage sur des séries appliquées, allègres et bien aguantées sur les deux ailes avant que le bicho ne lorgne vers les planches. Bonne estocade et oreille méritée.

 

Adriano n’a pas perdu son temps dans l’amphithéâtre de sa ville natale en repartant a hombros aux côtés d’un autre Nîmois, El Rafi. Le protégé d’Olivier Baratchart usa de sa technique et de son dynamisme pour tirer l’essentiel de son adversaire qui avait ses exigences, terminant par une entière tombée. Avec le quinto, reçu par larga, Adrien est allé chercher l’oreille de la porte des cuadrillas à base d’entrega, banderilles comprises, avant de composer un trasteo varié et décidé, debout comme à genoux, transmettant sur les étagères qui ont pétitionné un trophée après entière.

 

El Rafi jouait aussi sur son terrain qui est un peu comme sa deuxième maison. Il reçut son premier à genoux et plus tard, après avoir banderillé, il s’employa à construire une faena variée prenant en compte les bonnes réponses du pupille de Ricardo Gallardo qui perdit une oreille dans l’histoire.

A noter : le brindis de Rafi au Dr Jean-François Bénézet pour la première feria avec l’infirmerie remodelée…

Avec l’ultime, Rafi composa un trasteo complet, reprit les palos puis s’engagea dans une faena méritoire à base de suertes variées et templées. Metisaca, entière puis descabello. La nuit tombée, il était temps de sortir sur les épaules, mettant ainsi un terme à une Feria des Vendanges qui sans être exceptionnelle a toutefois réservé de bons moments…

 Photos : Daniel Chicot

Matin. Beau temps, 3/5 d’arène. Toros bien présentés, par ordre de sortie d’El Freixo, Santiago Domecq, Juan Pedro Domecq, Pagès-Mailhan, El Pilar et Jandilla, ce dernier, « Boquiflojo » s’avérant le meilleur.

Marco Pérez : oreille, silence, oreille, silence, oreille puis deux oreilles.

Sobresalientes : Álvaro de la Calle et Miguel Ángel Sánchez.

 

Cette corrida exceptionnelle est passée un peu par toutes les sensations, et pour un jeune diestro de bientôt 19 ans, disons que le défi a été relevé et gagné par rapport au compteur au terme d’une encerrona où il y a eu un peu de tout.

 

Marco a attaqué avec un El Freixo, un élevage qui a fait parler de lui en début de feria. L’exemplaire du Juli a révélé un fonds de noblesse, le Madrilène, applaudi dès sa sortie capote en mains, brindant au public un labeur comprenant des mouvements aboutis au centre. Demie et oreille.

 

Son second, de Santi Domecq, perdit la gaine d’une corne sans pour cela que l’affaire ne s’arrête là. Deux rencontres applaudies puis faena contrariée par le manque d’allant et de forces de son opposant. Entière au second envoi.

 

Avec le Juan Pedro, de fort belle allure, bien piqué en deux fois, Marco débuta sa faena à genoux avant d’affronter un client qui pour le moins n’avait guère le sens de la répétition et qui peu à peu, malgré un bel effort de Marco, limita l’intérêt dans les travées, le tout étant relevé par une bonne estocade qui n’était pas pour rien dans l’obtention d’une oreille.

 

Le Salmantino reçut le cuarto, de Pagès-Mailhan, par deux largas arrodilladas et après deux rencontres puis un second tercio dont il se chargea, il brinda à l’assistance un trasteo composé de séquences de bon goût avant que son opposant ne finisse rajado, ce qui lui compliqua la vie au moment de l’estocade. Entière au second envoi.

 

Le protégé de Jean-Baptiste Jalabert alla recevoir son El Pilar a portagayola et plus tard, avant deux puyazos, Álvaro de la Calle réalisa un quite pour le placer au cheval. Marco débuta sa faena par le haut, se voyant obligé par la suite de le solliciter pour tirer ses embestidas, ce qui contraria la transmission et le ligazón d’un travail somme toute relevé par une entière d’effet rapide.

 

Autre portagayola pour réceptionner l’ultime, de Jandilla, tombé à pic pour terminer en beauté. Musique pour le capoteo, belle arrancada depuis le centre sur la seconde pique puis bon second tercio avant un brindis à son apoderado Jean-Baptiste Jalabert.

Début à genoux d’une faena qui porta davantage sur le respectable, Marco affichant une belle entrega et profitant des bonnes conditions du Jandilla pour relever la note après entière…