Le tableau d’honneur pour l’eral d’Alain et Frédérique Tardieu…
Beau temps, arènes quasiment pleines. Par ordre de sortie, erales de Valverde, François André, Blohorn, Turquay, Alain et Frédérique Tardieu et Malaga, tous applaudis à leur sortie et à l’arrastre.
Une des plus importantes satisfactions de cette tarde bouillarguaise vient de l’affluence, les aficionados ayant bien répondu aux sollicitations de la Peña Taurina La Embestida.
A noter qu’à l’issue du paseo, une minute de silence a été observée à la mémoire de ceux qui nous ont quittés dans l’année, notamment Michel Bouix et Alain Lartigue.
Ensuite, la présidente de la course Christine Pince – aux côtés de ses assesseurs Jean-Claude Rouan et Yves Perbost – a lu au micro un hommage à l’adresse du service médical représenté en piste par le chirurgien Simon Roucaule, Bernadette Combemale, ainsi que Didier et Nelly Astier, infirmiers, qui ont reçu un trophée, sans oublier le Dr Bauchu, convalescent, également mentionné…
Manuel León Sánchez : vuelta aux deux.
Matías : silence puis vuelta.
Rogelio Pajuelo : vuelta et silence.
Manuel León Sánchez a débuté avec un Valverde face auquel il servit quelques capotazos applaudis puis après avoir brindé à l’organisateur Benoit Pince, il afficha toute sa détermination dans un trasteo pour le moins inégal conclu par entière tendida.
Avec le Turquay, porteur de deux poignards acérés, il se battit en valiente, mais perdit avec la ferraille le crédit accumulé auparavant.
A noter l’ovation réservée à David Romero au second tercio pour une paire de catégorie…
Matías (Mathias Sauvaire) démarra avec un François André entipado par capoteo varié puis brinda à l’assistance une faena qui manqua quelque peu de transmission avec toutefois applaudissements en fin d’échanges. Estocade tombée au troisième envoi. Il reçut plus tard le novillo primé, d’Alain et Frédérique Tardieu, par deux largas de rodillas avant de brinder plus tard au respectable une copie certes énergique, mais irrégulière dans le rendu. Conclusion par demie tombée au second coup.
Rogelio Pajuelo, précédé d’une flatteuse réputation, prit en premier lieu un Blohorn castaño oscuro charpenté reçu par larga et après un bon second tercio avec saluts du Chino et de Merenciano, il brinda à Fabrice Torrito un combat plutôt plaisant qui finit par déclencher la musique, mais rapidement interrompu suite à une bousculade, le novillero étant violemment repoussé dans le sable. Reprise toutefois de l’orphéon pour un final méritoire et conclusion par entière au second envoie suivi d’un coup de verdugo. Le protégé de Tomás Campuzano ne put réussir le desquite avec l’ultime, de Malaga, au demeurant exigeant, qui lui confisqua son capote. Plus tard, après brindis à l’assemblée, le Trianero voulut certes bien faire, mais il n’a pu guère se montrer dominateur, en finissant d’une lame trasera caída.
A l’issue de la course, le prix au meilleur novillo est allé à celui d’Alain et Frédérique Tardieu, tandis que celui au meilleur eral est resté desierto.
En conclusion, une NSP sérieuse dans le domaine du bétail pour trois novilleros visiblement désireux de se montrer à leur avantage, mais pour lesquels il y avait peut-être « trop de toro ». Mais comme c’est en forgeant qu’on devient forgeron, c’est en toréant qu’on devient torero ! C’est en cela que toutes les expériences sont bonnes à prendre, non ?








