A la mi-septembre, Florian Colomb de Daunant me fit l’amitié de m’offrir le livre de Gaël Tchakaloff : « La vie à Mort » paru en avril 2024…
Lors de sa sortie, je ne m’étais pas précipité sur l’ouvrage et le temps passant, j’en avais oublié quelque peu l’existence.
Il aura fallu une conversation téléphonique avec le maître de Cacharel et le cadeau qui s’en suivit pour que je parcoure ces pages. Ce livre est fort bien écrit et très facile à lire, avec des chapitres bien ordonnancés.
Une fois la première page ouverte, je ne l’ai plus quitté. Tout mon temps libre lui fut consacré et j’en vins à bout en trois soirées seulement.
L’aficionado n’y apprendra rien sur le rejoneo, cependant le lecteur approfondira sa connaissance sur Léa Vicens, son enfance, ses origines majorquines, sur sa détermination, son caractère, son parcours, son ascension…
L’auteure quant à elle, découvre la corrida en général et la corrida à cheval en particulier, ses codes, ses coulisses…
Grâce ou à cause de l’admiration qu’elle porte à Léa, elle va basculer et manifester un vif intérêt pour la chose taurine.
C’est une dualité qui la tenaille alors qu’elle prenait pour acquit sa répulsion pour la corrida. Elle va sortir de sa zone de confort et se remettre en question.
« Ses danses, son élégance, sa fusion ont été plus fortes que mon dégoût de la corrida… Sa grâce, sa magie éteignent toute forme de vilénie… L’œuvre d’Art qu’elle sculpte au sein de l’arène domine les sévices et la mort du taureau autant que les considérations morales, émotionnelles ou intellectuelles… devenant le socle mystérieux d’une élévation humaine. »
Au fil des jours, au fil des pages, Gaël est en proie aux plus grandes contradictions.
Sensible au courage de la rejoneadora, à son charme, à sa grâce, à son élégance, l’écrivaine va se laisser submerger par la tauromachie. Inconditionnelle de la Nîmoise, ne deviendrait-elle pas, malgré elle sans doute, ambassadrice de la corrida équestre ?
Freddy Porte
Photo de Freddy Porte avec Florian Colomb de Daunant. Mas Cacharel.



