Plein succès du festival en hommage au ganadero Patrick Laugier, avec avantage au novillero saintois Victor…

 

Samedi 24 octobre. Beau temps, no hay billetes. Six novillos de Dos Hermanas au comportement divers, bons dans l’ensemble mais plusieurs justes de forces.

 

Le Dos Hermanas échu à Victor a été crédité de la vuelta posthume.

Un septième novillo est sorti en fin de festival, offert par l’éleveur et lidié à plusieurs, notamment le novillero malagueño Franc Jerez.

 

Manolo Sánchez : oreille.

Javier Conde : deux oreilles.

Curro Díaz : oreille.

Lalo de María : oreille.

Victor Clauzel : deux oreilles et la queue.

Joachim Cadenas : oreille.

La première belle satisfaction, outre la météo, a été la fréquentation puisque le no hay billetes a été enregistré. La séance a démarré avec une procession en piste avec le paso de Saint-Sixte porté par les six toreros.

Ensuite, un discours au micro a évoqué le contexte, suivi d’une émouvante intervention de Marie, fille de l’éleveur, qui a remercié pas mal de personnes, dont la plupart présentes, qui à divers titres sont proches de Patrick.

 

C’est alors que le comble de l’émotion est arrivé lorsque Patrick Laugier est descendu au centre du ruedo, provoquant une bien légitime standing-ovation !

 

Il était alors temps de passer à la partie taurine qui a réservé de bons moments de toreo, chacun dans son corte réalisant des faenas méritoires, affichant leurs ganas de séduire à base d’entrega, de bonnes manières et de sensibilité, jusque dans la plupart des brindis adressés à Patrick. Un beau moment de compañerismo, de quoi réchauffer le cœur de celui qui doit aguanter la maladie au quotidien avec la race qu’on lui connait…

 

Manolo Sánchez a ouvert ce festival en nous rappelant d’emblée ses qualités de capeador accompli. Avec la flanelle, ce fut plus évident à droite, le Vallisoletano laissant tout de même au final une bonne impression.

 

Javier Conde tomba sur un opposant noble mais hélas diminué du train arrière. Tenant compte de cet état, il le toréa avec intelligence, douceur et à propos, sortant quelques gestes rappelant sa grande époque.

 

Curro Díaz toucha un exemplaire des deux sœurs qui permettait, même si ses forces n’étaient pas au niveau de la Champions League ! Le Linarense se fit remarquer sur plusieurs séquences allurées et templées, transmettant à l’assemblée et récoltant à son tour deux esgourdes.

 

Lalo de María tomba sur un client qui ne l’aida guère, mais avec lequel il s’employa suffisamment pour étaler des muletazos méritoires autant qu’ajustés. Il se fit accrocher au passage et malheureusement pour lui, la conclusion n’a pas été à la hauteur de son trasteo.

 

Victor n’a pas laissé passer l’occasion d’exposer un toreo qui tout au long de la lidia comprit des séquences au top, réservant en définitive les meilleurs moments de la tarde. Avec deux oreilles et un rabo dans son esportón, il se justifia pleinement, laissant entrevoir pour la prochaine temporada des perspectives prometteuses…

 

Joachim Cadenas est un cas à part. Surdoué devant les taureaux qui il y a encore peu à Nîmes lui ont permis d’être consacré une nouvelle fois en tant qu’As des As, il a à présent coiffé d’autres casquettes, celles d’empresa et de novillero ! Rien que ça… Ce jour, c’est face à un novillo de Patrick qu’il s’est efforcé de séduire le conclave, y parvenant pas à pas. Bousculé, il n’a pas renoncé et a obtenu après entière, une récompense. Sigue la lucha…

 

Il y eut ensuite, pour boucler ce festejo, la sortie d’un septième Laugier, un remiendo offert par le ganadero entrepris à plusieurs, Manolo Sánchez, Cadenas et même en particulier le jeune malagueño Jerez qui étala de beaux gestes avant que Marco Leal ne mette un point final aux hostilités en estoquant le bicho a recibir…

Rappelons qu’avec une autre organisation, il y aura encore festival à Fourques la semaine prochaine (Toussaint)…

 

Demain retour en détails sur la journée taurine d’Arzacq…