Festival des tauromachies pour un anniversaire de l’entreprise d’Henri Tilhet…
Arènes couvertes occupées à moitié, cinq novillos de Jalabert bien présentés, de jeu agréable, au total sept petites piques, dont deux pour le second et le cinquième.
Tous les acteurs en traje corto…
Alberto Lamelas, un quart de lame et une entière, une oreille.
Mathieu Guillon, une entière foudroyante, deux oreilles.
Dorian Canton, une entière, deux oreilles.
Yon Lamothe, un pinchazo, une demie lame, une oreille.
Solal, trois pinchazos, une entière, une oreille. Vuelta au toro.
Avec les erales de La Espera, Leo Pallatier, vuelta, Julio Martin, salut.
Président : Jean-Claude Dabadie.
Henri Tilhet n’en est pas à son coup d’essai de mettre en avant les tauromachies pour fêter un anniversaire de son entreprise. Le matin, course Landaise et Camarguaise en démonstration étaient à l’honneur et l’après-midi, on entrait de plain-pied dans la tauromachie espagnole. Tous les toreros ont brindé à Henri Tilhet et Pierre Lesparre de Culture Sud.
Tout d’abord avec Alberto Lamelas qui lançait le festival par deux farols à genoux avant de se faire applaudir dans le maniement de la cape. Il ouvrait sa faena sur des passes basses et se faisait ensuite plaisir sur la main gauche. Trop de confiance et un novillo compliqué lui valaient une voltereta. Il terminait avec courage, ignorant presque ce toro qui se retournait très vite. Il coupait la première oreille de la course.
Mathieu Guillon reprenait l’épée pour le plaisir… devenu banderillero intégrant à l’occasion les cuadrillas des plus grands, il démontrait qu’il n’avait rien oublié de la muleta. Il s’exprimait avec classicisme, servant d’excellentes naturelles, dessinant de longues séries avec beaucoup de temple et terminant avec la seule muleta délaissant l’épée. Un Mathieu Guillon très agréable qui faisait une vuelta avec deux trophées en main, accompagné de ses enfants. Un moment de belle sympathie.
Dorian Canton, toréait pratiquement dans son jardin, aguichant le public par une belle série de véroniques. On retiendra ses muletazos avec un drapelet caressant le sable, passant d’une main à l’autre… tout en manifestant une meilleure maîtrise sur la main gauche. Avant d’en finir, il nous offrait de somptueux pechos. Deux pavillons pour lui aussi.
Yon Lamothe signe un excellent tercio de cape terminé sur deux demies parfaites. Une faena avec de nombreux changements de mains et quelques passes très basses. Le torero démontra une grande aisance dans toutes les figures d’une faena très classique. Malheureusement, il pinchera et ne repartira qu’avec un seul trophée.
Il revenait à Solal de conclure cette partie festival, très bien à la cape et un peu plus hésitant aux banderilles. Face à un novillo compliqué, il s’imposera tout d’abord sur la main droite avant d’en venir avec majesté à la senestre. Un maestro qui a peu toréé en raison d’une blessure, mais qui s’est montré avec beaucoup d’assurance qui valait parfaitement une oreille.
C’est sur une touche d’avenir que s’achevait cette journée avec deux erales de La Espera. Leo Pallatier recevait le premier par des farols à genoux suivis d’amples véroniques. Un peu hésitant aux banderilles, il commence sa faena par une série à genoux.
Julio Martin fut un bon capeador et a offert au public de bons moments sur les deux mains.
Mais pour les deux, il faut travailler l’épée et surtout le descabello. L’acier leur coûtera des trophées qui auraient été mérités…
Jean-Michel Dussol

