Le IVe Trophée Javier Cortés pour Rubén Vara…

 

Environ ¾ d’arène, vent violent et frisquet soufflant par rafales en mode : « mistral perdant ! » Une troisième corne dont la terna a dû souvent subir les assauts…

Trois erales de Pagès-Mailhan puis un quatrième de Barcelo pour le vainqueur, en l’occurrence Rubén Vara.

 

Lisares : silence.

Rubén Vara : oreille puis vuelta avec le Barcelo.

Rogelio Pajuelo : oreille.

 Présence des élèves de la nouvelle école taurine Nimeño II de Nîmes…

A noter qu’en fin de paseo, une minute d’applaudissements a été observée par solidarité avec les sinistrés de notre région taurine après les fortes précipitations, en particulier certains éleveurs, ainsi qu’envers les victimes du tragique accident ferroviaire des environs de Tolède…

 

Lisares a débuté avec le premier Pagès-Mailhan qu’il reçut par une larga arrodillada après une portagayola avortée. La suite avec Rubén Vara, que ce soit aux quites puis au second tercio où les deux ont été applaudis.

Brindis à Mehdi Savalli d’une faena inégale, Lisares affirmant sa volonté et son énergie, toréant beaucoup à la voix pour des passages alternant le bon et le moins bon, essentiellement au centre, avant que son opposant ne finisse rajado. Entière trasera au second coup.

 

Rubén Vara était venu accompagné de son paternel, le matador de toros Sánchez Vara qui suit de près sa carrière apodérée par Clément Albiol. Précédé d’une flatteuse réputation, Rubén se distingua au capote avant de rendre la politesse à Lisares pour la pose des palos.

Brindis à l’assistance d’un trasteo débuté à genoux au cours duquel il afficha envie et atouts techniques au cours d’un bel effort conclu par entière qui fit tomber la première oreille de cette tarde.

Petit incident technique au moment de faire entrer le tercero dans le ruedo, une porte du toril étant bloquée !

Après la délivrance, façon de parler, Rogelio Pajuelo fit admirer à son tour ses bonnes manières au capote avant de brinder à Patrick Nouguier, le président de la Peña Campuzano de Nîmes, une faena où il fit étalage de gestes soignés avec au passage, après avoir aguanté la menace à plusieurs reprises, une voltereta apparemment sans conséquences. Le protégé de Tomás Campuzano en finit ensuite par entière qui lui valut à son tour un trophée.

 

Au micro, le public a alors été informé qu’à l’unanimité, le jury avait octroyé le droit à Rubén Vara de lidier le quatrième novillo, ce coup-ci de Barcelo. Juste de forces, cet opposant a toutefois montré de belles qualités de charge. Succédant à une intervention de Lisares, sur un quite por colleras Vara/Pajuelo, ce dernier s’est retrouvé au sol mais par la suite, les deux compañeros se sont bien repris, étant ovationnés pour cette suerte originale. Banderilles pour son compte puis Vara brinda au ciel, débutant ensuite par le haut un combat dans lequel il y eut un peu de tout, Eole n’arrangeant rien, comme ce fut d’ailleurs aussi le cas depuis le début pour l’ensemble de la terna. En fin de compte, un labeur méritoire conclu par trois quarts tendida…