El pliego de condiciones de Belzébuth… (2)
Nosferatu le vampire et Élisabeth Báthory de Ecséd, la comtesse sanglante.
Comme alguaciles sur des haridelles éventrées.
Jack the Ripper, Hannibal Lecter, Ghostface et Landru.
Allant de monosabios.
Musique de tronçonneuses.
Et pleurs des «Las Madres de Plaza de Mayo».
Una banda amenizará el festejo.
Dit l’affiche.
Public en deuil de tout espoir.
Buvant la vodka frelatée de Baïkonour.
Des chats noirs sur l’épaule.
A la vieille latitude d’Hiroshima.
Moi vêtu de jaune.
La figure d’une montera à l’envers.
Et un cercueil ouvert.
Sur le capote de paseo en crêpe.
Et dans le ciel.
Un vol de Pelagornis.
A l’envergure des ailes plus large que celle du «Concorde 001» volant vers Bahreïn.
Disait el pliego de condiciones..
« Va, cours, vole et nous venge ».
Me crient «Paquirri» et le «Yiyo».
« Tue-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ».
Me crient Iván et Victor.
Tandis qu’imaginant mon effroi.
« Mes pensées tournoyaient comme affolées d’horreur.
Une sueur de mort me glaçait chaque membre. »
Commente Maupassant au micro de «One Toro».
Je suis ridiculement habillé de lumières
Et ne veux pas y aller.
J’ai peur.
Et c’est terrible.
Je ne sais comment
M’échapper.
Je pourrais dire au président.
Que je ne veux pas.
Il demanderait à la police bleue.
De m’arrêter.
Mais.
Je n’ose pas.
Je fais le paseo en boitant.
Le public se moque de moi en sifflant.
J’ai peur.
Et c’est terrible.
Soixante-dix-sept à tuer.
Et moi seul.
Pour le faire.
Disait el pliego de condiciones rédigé par Belzébuth…
Datos
Belzébuth est un personnage biblique. Il est parfois présenté comme un chérubin qui se serait révolté contre Dieu. Il a été décrit au XVIe siècle comme le prince des démons après Satan.
Le mot Belzébuth provient du nom d’une divinité de la ville d’Éqron (aujourd’hui en Israël) : Ba’al Zebûb. Ça signifie le Seigneur des mouches. Il est parfois comparé voire représenté comme une grosse mouche. D’autres traductions proposent Seigneur du fumier, Seigneur de la maison suprême ou Seigneur des ordures. Le Belzébuth est aussi connu sous le nom de “Enlil”, “Bel” et « Baël ». C’est une déformation du titre donné à une divinité cananéenne (ancien pays situé aujourd’hui en Syrie-Palestine).
Le mot « Belzébuth » fut progressivement utilisé pour désigner le diable ou le démon.
Belzébuth est devenu populaire par des contes et des légendes du Moyen-âge. Son nom est souvent apparu avec la sorcellerie et l’exorcisme. Au XIXe siècle, on le décrit comme ayant une taille prodigieuse, Belzébuth serait assis sur un immense trône. Il aurait un visage bouffi aux yeux ardents, les sourcils élevés, de grosses narines, deux cornes de bouc sur le front ceint d’un bandeau de feu, la poitrine gonflée accompagnée de deux ailes de chauve-souris, deux pattes de canard, une queue de lion. Il a le corps noir recouvert de la tête aux pieds de longs poils hirsutes. Il hurle comme un loup et vomit des flammes…
Patrice Quiot
