Printemps et début d’été : Villes et villages en ramo de flores…
Le printemps maladif a chassé tristement.
L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide.
Et, dans mon être à qui le sang morne préside.
L’impuissance s’étire en un long bâillement.
(Stéphane Mallarmé).
Février en violette, primevère et mimosa pour Arzacq.
Mars en narcisse, pensée et perce-neige pour Bellegarde.
Et en poinsettia, tulipe et nemesia pour Arles.
Le ciel est pur, la lune est sans nuage.
Déjà la nuit au calice des fleurs.
Verse la perle et l’ambre de ses pleurs.
Aucun zéphyr n’agite le feuillage.
(François-René de Chateaubriand)
Avril en azalée, jacinthe et iris pour Aignan et Mugron.
En renoncule, lilas et jasmin pour Saint-Perdon.
En marguerite, muguet et magnolia pour Garlin.
En orchidée, rose et pivoine pour Gamarde.
Et en campanule, clématite et cytise pour St Martin de Crau.
Le Soleil couronné de rayons et de flammes
Redore nostre aube à son tour :
Ô sainct Soleil des Saincts, Soleil du sainct amour,
Perce de flesches d’or les tenebres des ames
En y rallumant le beau jour.
(Théodore Agrippa d’Aubigné)
Mai en muguet, bougainvilliers et camélia pour Bougue.
En narcisse, véronique et hortensia pour Vauvert.
En églantier, gerbera et colombine pour Alès.
En coquelicot, primevère et ancolie pour Nîmes.
Et en bleuet, arum et genêt pour Vic aux mêmes dates.
Il est cinq heures du matin.
Un ange chante en latin.
Juin pendant que je dormais
S’est mis à la place de mai.
(Paul Claudel)
Juin en chèvrefeuille, lavande et digitale pour Istres.
En amaryllis, pivoine, bleuet pour Aire-sur-l’Adour.
En azalée, dahlia et hortensia pour St Sever, au blason rouge et bleu et à l’héraldique « Mi-parti, au premier d’azur aux trois fleurs de lys d’or, au second de gueules aux huit mouchetures d’hermine d’argent ordonnées en or »
Et en espoir et œillet pour La Brède, qui au centre de son blason, porte les deux coquilles et le croissant des Montesquieu.
Printemps et début d’été quand.
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
(Arthur Rimbaud)
Patrice Quiot
