Dans le campo.
Sur le pays.
Il traverse mes rêves.
Me colle au cul dans la rue.
Immense.
Dans les champs de coquelicots.
Mangeant.
Dans les auges de béton.
Enfermé.
Dans les cajones de «Porrita».
Devant moi.
Sur les routes de la nuit.
Derrière moi dans les lacets.
De Despeñaperros.
Ignorant les sens interdits.
Du convenu.
Sous.
Le jet d’eau.
Et derrière.
Les meurtrières des corrales.
Attendant
Dans les chiqueros de l’ombre.
De bois.
De fer et de cordes.
Immense.
Quand la divisa sur l’échine.
Il sort.
Dans le ruedo.
Monstre superbe
De pitón à rabo.
Portant les quatre vents.
A chacune de ses cornes.
Tapant des pointes de la vengeance
Sur les burladeros des secrets.
Tournant.
Les pages des livres.
Tenant la main.
De l’écriture.
Épousant.
Le pommeau de ma cane.
Poussant des reins.
Dans le matelas.
Du châtiment.
En pyramide.
Traçant.
Des géométries.
Dans sa course.
Vers ceux qui tiennent les harpons.
Baissant la tête.
Dans la serge rouge.
Venant.
Et revenant vers ce qui le trompe.
Jusqu’à la fin où presque il voit.
Celui qui à jamais en finira de lui.
Alors tiré par les grandes oreilles.
Empomponées.
Je pars avec lui.
Vers les couteaux.
Des tabliers.
En plastique.
Sa tête.
Qui ira peut-être sur un mur.
Probablement.
Me regardera.
Le manger.
Dans une sauce brune.
Sous le soleil.
Des amis.
Dont à jamais.
Il fait partie.
Partout. Partout.
Il me suit.
Et un jour.
Il me rattrapera…
Patrice Quiot
