Triomphes de Daniel Luque et Tomás Rufo au terme d’une corrida inégale mais entretenue…

 

Soleil, un quart environ. Six toros de Torrealta bien présentés, donnant un jeu divers, en retrait le quinto.

 Marseillaise à l’issue du paseo…

 Présidence 100% féminine avec autour de Camille Hoteman, Frédérique Fernay et Paola Méliani.

 

Daniel Luque : saluts et deux oreilles.

Emilio de Justo : oreille et silence.

Tomás Rufo : oreille et oreille.

 

Daniel Luque a fait preuve d’une grande maitrise en débutant face à un animal qui propulsa spectaculairement le piquero pas loin des premières ! Brindis au public avec début de faena réunissant lenteur et à propos, Luque finissant par résoudre les difficultés, mais après luquecinas, concluant seulement au troisième coup. Avec le cuarto, le maestro de Gerena se distingua au capote avant d’offrir plus tard un authentique récital, un œuvre majeure ciselée par un orfèvre justement récompensée par deux oreilles après estoconazo !

Emilio de Justo démarra avec un opposant qui n’a pas été le meilleur de l’envoi. L’Extremeño n’a pas ménagé sa peine, brindant à One Toro TV une faena de « más a menos » relevée par un espadazo de catégorie. Malheureusement, Emilio na pas pu ensuite doubler la mise avec un garbanzo negro tout au log d’une faena brindée à son ex-banderillero local Morenito d’Arles. Entière au troisième envoi.

Tomás Rufo s’est montré très appliqué et concerné tout au long de sa tarde. Après un second tercio à ne pas montrer dans les écoles taurines, le maestro de Pepino essuya par la suite une forte voltereta qui ne l’a pas pour autant déstabilisé. Tomás afficha en suivant une belle détermination et alla chercher un trophée après entière. Avec l’ultime, deux rencontres diversement appréciées puis saluts de Fernando Sánchez et Andrés Revuelta au second tercio, Rufo brindant à l’assistance avant d’aligner avec autorité des séries qui ont connecté, le tout étant conclu par trois quarts de lame au second envoi pour un second trophée, celui qui l’autorisait à rejoindre son chef de lidia à l’heure de quitter le cirque…

 

Matin. Soleil, environ un quart. Novillos par ordre de sortie de Blohorn, Vieux Sulauze (Fano), San Sebastián, Alain Tardieu, Tardieu frères (vuelta) et Taurelle et fils.

 

Nino Julian : vuelta et oreille.

Mario Vilau : oreille et vuelta.

Victor : oreille et saluts.

Nino Julian, appelé de la dernière heure pour venir remplacer Joselito de Córdoba, a répondu présent tout au long de cette opportunité, devant un bon novillo de Blohorn bien piqué avant une vuelta de campana puis un second tercio réalisé par le novillero qui s’attira les acclamations du conclave. Brindis au public, excellente entame en se ployant, suite ambidextre hélas rabaissée par une conclusion en trois fois. Il eut ensuite en partage un exemplaire d’Alain Tardieu qu’il banderilla à nouveau avant un brindis à Jean-Baptiste Jalabert. Ont suivi plusieurs séries menées avec décision et énergie, le Nîmois terminant par entière lui valant une récompense.

Mario Vilau prit en premier lieu un novillo du Vieux Sulauze, la branche Jandilla des Fano. Un client qui sortit en travers sur la tentative de portagayola, mais plus tard, le Catalan s’attacha avec application à en tirer le meilleur malgré un manque de transmission, l’affaire étant conclue par une oreille après demi-lame. Mario tomba ensuite sur le novillo de la tarde, un exemplaire de Loulou et Alain Tardieu qui allait lui permettre d’exprimer tout son savoir, autant sur le plan artistique qu’artistique, dans une faena de « toro y torero » ! Las, l’échec aux aciers – avec entière au cinquième envoi – a été rédhibitoire pour l’attribution des trophées, mais l’impact laissé a néanmoins été à prendre en compte. Et la vuelta avec Loulou s’est avérée tellement émouvante…

Victor alla chercher lui aussi son oreille au terme de son premier combat contre un bon San Sebastian. Après que Mehdi Savalli se soit fait applaudir au second tercio, le Saintois brinda au respectable un premier trasteo en étant souvent quieto, élégant et relâché avant final encimista, luquecinas et entière. En guise de conclusion, Victor brinda au nouveau maire des Saintes Thibaut Mena une faena appliquée mais sans grand impact par manque de chispa de son opposant, le tout étant aussi terni par une conclusion en trois tentatives…

(NDLR : Séville… Olé Morante !!! Ça doit jubiler autour du Baratillo !!!)