Le meilleur pour la fin…

Arènes de Condette. 2/3 d’entrée.

Novillos de Pablo Mayoral (1er 2ème et 3ème) et Coquilla de Sánchez-Arjona. Quatrième et sixième ovationnés à l’arrastre. Ovation également après la troisième pique reçue de loin par le quatrième toro.

 Raquel Martín, saluts et silence après deux avis.

Mario Vilau, silence et silence.

Ruiz de Velasco, silence après avis et oreille après avis.

 

La soirée a été divisée en deux parties ; la première décevante, la seconde, à partir du quatrième toro, le plus complet, prenante. Elle s’est terminée par une note plaisante grâce au bon toreo de Velasquez, laissant une bonne impression de l’ensemble. Soulignons la bonne présentation du bétail, dans le type classique du Santa Coloma pour les Pablo Mayoral ; plus solide, haut pour ce qui est des Coquilla de Sánchez Arjona dont on vit deux excellents exemplaires les quatrièmes et sixièmes. A part le premier, juste de force, l’ensemble avait son lot de difficultés et les coletudos s’en virent pour les manier.

Face au premier (Pablo Mayoral) fade et juste de force, Raquel Martín fit une bonne impression à la cape notamment. Elle le tua en deux fois d’une entière bien portée. Elle fit preuve d’un courage remarquable face aux violences du très encasté quatrième (Coquilla) : bon passage à la cape, puis faena de valor seco et de mando qui fit l’admiration du conclave. Elle partait pour un beau succès si elle n’avait pas failli à l’épée. Elle fut sauvée avant le gong fatal par un nième descabello. Dommage !

Mario Vilau resta inédit face à son premier adversaire et se révéla par la suite face au cinquième, un Pablo Mayoral âpre et dangereux. Le jeune homme a montré alors qu’il avait du courage et un pundonor qui lui permit de se dépasser et de résoudre les situations critiques. Beaucoup d’engagement, de l’autorité qui ne suffirent pas à convaincre les tendidos. Il repartit les mains vides de la Chalosse mais il aura fait une bonne impression.

La surprise du jour vint de Eduardo Ruiz de Velasco : emprunté face à son premier, il se libéra face à l’abordable sixième, un Coquilla de Sánchez Arjona. Il fallait le consentir ce qu’il fit avec décision et une pointe d’esthétique dans un registre classique. Il y eut quelques séries à gauche qui plurent à juste titre et la musique sonna. La faena dura un tantinet mais il conclut par un estoconazo en se faisant bousculer, coupant le seul trophée de la soirée. Le meilleur était pour la fin.

Pierre Vidal – Photos : Bertrand Caritey.

Le matin novillada sans picador. 2/3 d’arène.

3 Alma Serana.

Iñigo Norte : Silence

Julio Martín : Une oreille et silence.