Hier « El fenómeno » Cordobés fêtait ses 90 ans. Petite anecdote nîmoise…
Après ses grands triomphes de 1964, le Cordobés est programmé dans toutes les plazas d’Espagne et de France. Le rythme était si soutenu, avec tant de kilomètres sans pouvoir se reposer pour honorer ses nombreux engagements professionnels, que Manuel Benítez décida d’acheter un avion afin de faciliter ses déplacements en traversant la péninsule et même de France d’un bout à l’autre.
Et le 11 avril 1965, sur les pistes de l’aéroport de Cordoue, le père Arroyo, de la paroisse de Santa Marina, bénit et baptise l’avion Piper Aztec du nom de El Cordobés, en présence de la presse et de quelques amis.
Le 5 juin 1965, il est au cartel de la féria de Nîmes en compagnie d’Aparicio et Murillo opposés à des Atanasio. La veille, le Cordobés posa son avion sur le tarmac de l’aéroport de Garons. Il est accueilli par Loulou Petit, de l’empresa Aymé, mais aussi de Jean-Pierre Aigon et d’autres personnalités comme le montrent les photos d’Hervé Collignon.
Quatre ans plus tard, le 20 août 1969, il réalise son rêve d’obtenir son brevet de pilote, Manuel Benítez avait engagé un pilote professionnel. À partir de ce moment-là, il sillonnait les airs aux commandes de son Piper. Et parfois, il pilotait habillé en torero, tant il manquait de temps pour se changer.
Manuel avait fait construire, dans la partie basse de sa finca de Villalobillos, une piste d’atterrissage. Là, il entrait et sortait avec son avion comme quelqu’un qui gare sa voiture dans le garage de sa maison.
Dire que gamin, il n’avait pas de chaussures à se mettre et se nourrissait d’oranges piquées dans les jardins de Palma del Río !!!
Communication de Jean-Charles Roux



