Présentation à Nîmes d’un mémoire intitulé « La revue taurine Toros face à la naissance de l’idéal du torero français »…

Hier à l’université de Nîmes (Unîmes), Axel Arnaud étudiant en troisième année de licence « Histoire et patrimoine » présentait un mémoire d’initiation à la recherche qui avait pour sujet « La revue taurine Toros face à la naissance de l’idéal du torero français ».

Riche de 190 pages, ce travail très exhaustif et d’une grande précision aborda le phénomène des toreros français de 1968 à 1977. Furent exposées les différentes étapes de la torería française ;  de l’émergence d’une génération contestataire de 1968 – 1972, en passant par la genèse d’une tauromachie française, d’un statut embryonnaire à une pratique structurée de 1972 – 1975 et enfin « Nimeño II » étendard d’une tauromachie française en cours d’affirmation dans Toros 1975 – 1977. Au fil des chapitres furent passés au peigne fin toutes les actions, les évènements, les faits qui ont fait que le rêve de quelques marginaux puissent devenir un véritable statut de professionnels.

De nombreux aficionados étaient présents à cette soutenance : Francis Fabre et Joel Bartolotti, directeurs de la revue Toros, Jacques Teissier, aumônier des arènes, Eric Dumont, président des Amis de Toros, Olivier Heyral, président de la Coordination des Clubs Taurins, ainsi que Karine et Christophe Arnaud, plus connu dans le milieu taurin comme le « Niño de Nîmes » (banderillero longtemps au service de Denis Loré et Stéphane Meca entre autres) qui pouvaient être fiers de leur rejeton de fils.

Le jury composé de l’historien Eric Tessier et du maître de conférences en histoire Louis Baldasseroni fut subjugué par l’énorme travail d’investigation d’Axel.

Un travail qui mérita amplement l’ovation finale des présents et les félicitations du jury qui aurait pu accorder les deux oreilles et la queue…

Jean-Charles Roux