L’Aficion en Action : La révélation Rogelio Pajuelo…
Entre convivialité printanière et passion taurine, Vauvert a vibré au rythme de son édition du bolsín organisé par le club taurin local El Campo et la novillada non piquée de l’après-midi organisée par sept clubs taurins Bious y Cavaus, Pablo Romero, Toros y Fiesta, Tendido 51, Bious Vaunageol, Culture Afición Paris et bien sûr El Campo.
Cette journée était parrainée par le Maestro El Rafi. Une journée intense où l’engagement des hommes a répondu à l’exigence du bétail. Organisée de main de maître avec beaucoup de sérieux et de professionnalisme de la part des organisateurs qu’on ne peut que féliciter et encourager à continuer dans cet esprit.
Bolsin Robert Laurent : La révélation Rogelio Pajuelo
Face aux erales de Turquay (origine Santa Coloma), combatifs et exigeants, les apprentis ont dû faire preuve de métier. Sans mise à mort, ce concours matinal a permis de jauger le moral des troupes.
Baptiste Angosto a hérité du lot le plus complexe, un bicho aux problématiques nombreuses qu’il n’a pu totalement résoudre malgré son sérieux.
Sacha Mosti s’est arrimé avec courage face à une charge saccadée et une corne gauche chercheuse, s’attirant les faveurs des tendidos.
Julio Martin, bien que bousculé, a répondu présent avec l’appui des conseils de Richard Milian.
Rogelio Pajuelo, vainqueur du la Primavera à Bellegarde en mars dernier, protégé de Thomás Campuzano, n’a pas failli et a surclassé la matinée. Avec une planta torera évidente et une gestuelle d’esthète alliant douceur et pouvoir, il s’octroie logiquement le trophée et sa place pour la tarde.
La Novillada : Un piquant retrouvé…
L’après-midi a offert une belle diversité de bétail (Barcelo, François André, La Suerte), couronnée par le brio des exemplaires de Turquay, dont l’un fut honoré d’une vuelta posthume.
Mathias Sauvaire a marqué les esprits par son engagement total. Accueillant son Barcelo à genoux, il a dessiné des séries vibrantes sur la corne droite puis à gauche avant d’être trahi par des volteretas évitables. Il finit à l’infirmerie après une démonstration de courage pur malgré une blessure au visage.
Rémy Asensio, vainqueur du Bolsín Robert Laurent 2025. Lui aussi accueille son eral par une portagayola. Le Nîmois a peut-être manqué de douceur nécessaire pour sublimer son François André qui demandait beaucoup. Malgré un excès de pouvoir sur un bétail fragile, son effort est tout de même récompensé par une oreille méritée.
Esteban Navarro a fait preuve d’une saine competencia. Si son toreo fut moins limpide qu’à l’accoutumée, le Biterrois a eu un peu de mal à trouver la distance notamment à droite où ce fut compliqué, pour par la suite trouver le bon sitio sur la gauche. Sa soif de victoire a ravi le public, mais ça n’a pas suffi pour obtenir une récompense.
Rogelio Pajuelo, le vainqueur de la matinale, l’homme de la journée, a confirmé son état de grâce. Précis, technique et d’une justesse remarquable face à un Turquay idéal, il déploie un toreo sans fioritures. Enthousiasmant le public par des séries abouties, avec temple s’il vous plait. Avec deux oreilles et deux trophées en poche, l’Espagnol s’impose comme le triomphateur incontesté de cette journée vauverdoise. A signaler la vuelta méritée de l’exemplaire de Manu Turquay.
Enhorabuena !
(Communiqué)
