Dimanche matin : Un toro de Dolores Aguirre a fortement impressionné dans un concours sans vainqueur…
Dimanche 24 mai, matin. Deuxième corrida de feria, concours d’élevages. Soleil et chaleur, plus de trois-quarts d’arène, deux heures cinquante-cinq de spectacle. Saltillo, quatre piques, La Quinta, trois piques, Partido de Resina trois piques, Benítez Cubero, trois piques, Dolores Aguirre, cinq piques et deux chutes de cheval er Pagès Mailhan, trois piques.
Sánchez Vara (moutarde et or) au premier, une entière, vuelta ; au quatrième, une demi lame, silence.
Román (bleu marine et or) au deuxième, deux entières, un pinchazo, silence ; au cinquième, trois pinchazos, une entière, silence.
Isaac Fonseca (bleu marine foncé et or) au troisième, une entière, avis, un descabello, silence ; au dernier, un pinchazo, trois-quarts de lame, silence.
Président, Thierry Faget, assesseurs, Renaud Maillard et Yves Charpiat.
Le picador Francisco Pons Puchano remporte le premier prix Michel Bouix. Il se souviendra longtemps de cette matinée. Cinq rencontres, deux chutes… un brindis et un large sourire en recevant ce premier trophée Michel Bouix qui le sacre comme meilleur picador de la corrida. Par contre, le toro qu’il a affronté, Langosto, de Dolores Aguire, n’est pas retenu comme vainqueur. Son éleveuse, Isabel Aguirre, la fille de la fondatrice au premier rang du palco des éleveurs, a dû éprouver un sentiment de déception… comme toute une partie importante du public qui pensait bien que Langosto écrirait son nom au palmarès du concours.
Ce toro parfaitement dans le type Dolores, avec deux sabres qui rayaient le ciel, posés sur sa tête avait fait une grosse impression, longuement applaudi à l’entrée et observé dans un silence respectueux dans les cinq charges qu’il répéta sur la cavalerie, renversant le cheval par deux fois. Pour la dernière rencontre, il traversa toute la piste, certes en trottinant plutôt qu’avec un galop conquérant. C’est ce qu’on a dû lui reprocher, mais à côté de cette bravoure, l’animal ne témoigna guère de noblesse.
Román en a fait la triste constatation, ne parvenant pas à dessiner une faena digne de ce nom avec un animal assez peu intéressé par la muleta.
Sánchez Vara avait ouvert les festival en offrant de belles séries au Saltillo qu’il avait banderillé, terminant par un violín. Il parvenait à une bonne maîtrise de son adversaire et se retira après une vuelta.
Même volonté face au Benítez Cubero qu’il fit piquer de façon homéopathique, espérant sans doute réaliser une grande faena. Rien ne se produisit.
Isaac Fonseca, le jeune Mexicain a déçu, ne parvenant jamais à s’imposer devant ses deux adversaires, reculant chaque fois sur la plupart des passes.
Même sans son titre de vainqueur du concours, on retiendra l’impressionnant Dolores Aguirre qui a procuré de belles émotions…
Jean-Michel Dussol – Photos Bertrand Caritey






